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mardi 15 juillet 2014

COLORS, la guerre des gangs vu par Dennis Hopper

PUBLIC ENEMY "Night of the living baseheads"


L'histoire : La guerre des gangs secoue Los Angeles et fait des ravages. Deux policiers très différents luttent ensemble contre ce phénomène de l'insécurité urbaine. L'un est jeune, inexpérimenté et il joue les durs, l'autre est un vieux flic, paternaliste, qui aura fort à faire pour initier son jeune collègue.

Sean Penn et Robert Duvall, Pinot simple flic, ne passera pas par eux !

YO ! Bon, si même Hopper se met à faire des films de droite, lui qui savait si bien jouer (?) les défoncés dans Easy Rider , le psychopathe malsain dans Out of the Blue  ou le biker redresseur de torts mais toujours hors la loi dans Hell Ride, le western moderne délicieusement raté (donc culte) on se demande si on a bien fait de craquer sur le personnage. Mais c'est vrai qu'il a toujours bien aimé prendre son petit monde à rebrousse-poils, une qualité.
Voilà bien ce qui a du être ma première expérience de film "Ghetto". Vu au ciné en 1988 à sa sortie, c'est vrai qu'à l'époque le Rap avait de la gueule, les groupes ne cherchaient pas à passer à tous prix dans le taupe 50 ou sur Skyrock (qui avait le bon goût de ne pas exister). Au moins le truc était encore malsain, enfin, pas fréquentable et possédait de vraies racines... Pas ce truc mou variétisé qui lorgne mainstream et prime time.
Ouais, le rap était un truc de conviction, pas de mode... Un peu comme avec le punk rock, hein !


Revoilà Hopper réalisateur. Autre registre, pas celui lié au rock'n'roll mais quand même avec une préoccupation urbaine.
Bon, le film n'est pas mauvais mais patauge quand même. On ne sait pas très bien quel camp choisit Hopper (intrigue policière, fait de société, parti-pris à la con...) Un peu tout ça en même temps peut-être.
En tous les cas, on cerne plutôt bien la vie dans le ghetto brother, et on envie pas la place de ces mecs.
En gros, je ne t'échange pas un cadre de vie "La Haine" contre un "Colors"... Même si... Bref, c'est un autre débat qu'on ne fera pas ici. Sarkozy et sa Valls sécuritaire peuvent encore dormir tranquille.
Ce film reste malgré tout précurseur dans le genre, même si il est bien moins bon que ce qui suivra sur le sujet par la suite.
Puis merde, j'aimais Hopper pour tout ça quand même, ces contradictions, ces "a peu près" magnifiques,  cette folie a peine refoulée et assumée !
Que cela soit en tant qu'acteur, réalisateur, cinéaste, photographe, ce mec nous manque !

1936-2010
J'ai eu longtemps cette photo accrochée chez moi... Sans savoir qu'elle était le fait de Dennis Hopper.

Le plus marrant est que l'un de mes peintres préférés s'appelle aussi Hopper... Edward de son prénom.
Son travail sur la lumière est fabuleux.
L'un de ses tableaux les plus célèbres...

Bon, place au film maintenant ! YO !
(En version française, sous-titrée anglais pour les internationaux de passage)
5 parties pour un streaming "cooool".

Part 1 :

Part 2 :

Part 3 :

Part 4 :

Part 5 (fin) : 





lundi 13 janvier 2014

Hell Ride, qu'importe le flacon...


The Shangri-Las, "Leader of the pack" (1964)


Quelle excuse faut-il pour avoir le plaisir de (re)voir Dennis Hopper dans une veste à franges et chevauchant une jolie moto (une Indian pour l'occasion) ? Aucune, et surtout pas quand il s'agit d'un western moderne, avec accortes jeunes (et moins jeunes) filles, gueules cassées et cuir à toutes les sauces ! Le film de bikers a de beaux jours devant lui, à condition de ne pas être trop exigeant au niveau scénario et de posséder un second degré à plusieurs niveaux. Ne pas être un(e) féministe acharné(e) peut aider aussi, surtout dans le cas présent où, si les filles sont très bien représentées, elles ne jouissent (!!) pas du meilleur statut...





Ce film de  Larry Bishop, réalisateur et acteur, présent notamment dans Kill Bill 2 de Quentin Tarantino (qui produit ce film, sorti en 2008) n'est qu'une sorte d'hommage aux films du genre, y compris à Dennis Hopper et même David Carradine (dans l'un de ses derniers rôles, je crois).





Le film est une vraie BD, pas d'autres comparaisons qui me viennent en tête... Dommage que le rock'n'roll y soit peu présent (cuir + nana + moto tout de même...). On aurait aimé une bande son saignante, avec groupes obscures (ou pas, pour aider à le rendre populaire) et maximum de guitares. Avec Tarantino comme producteur, on pouvait l'espérer. Heureusement on ne tombe pas dans les travers chiants comme dans la série "Sons of Anarchy"  d'ailleurs... Le genre de truc qui ne m'a  jamais convaincu, je le précise.
Ici, on "s'amuse" bien, entre nanas avec caractère (...) et bikers burinés par le soleil et la vie...
Scénario second degré et fun (Dennis Hopper est grandiose) on reste proche des ambiances "tarantinesques" sans en atteindre l'excellence, côté bon goût et réalisation.




De quoi passer un bon moment, hein, et c'est bien ce que l 'on demande au cinoche, qu'il soit A, B ou Z !

L'histoire :
Flingues à la main, gros cylindres et bombes atomiques entre les jambes, Pistoléro et ses potes, les grandes gueules cassées des Victors, n'ont qu'un seul but : écumer les terres sauvages d'Amérique pour venger la douce du big boss, brûlée vive par le gang de motards des 666.
Une seule façon d'y parvenir : suivre la route qui mène droit en enfer...
Avec :
    Larry Bishop, Léonor Varela, Michael Madsen, Eric Balfour, Laura Cayouette, Dennis Hopper...

Bon film !
Part 1 :



Part 2 :


Part 3 :

LE MAKING OF !



Oui, oui, Easy Rider bientôt par ici...