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vendredi 25 octobre 2013

Et dieu inventa la biture... avec en fond sonore THE POGUES !

Ok, ok. Ramener de la zik à une consommation alcoolisée sans bornes c'est un peu gonflé, je sais...
Mais c'est quand même  le leitmotiv pour lever le coude que d'écouter la musique des Pogues ! (ou l'inverse, je sais plus !) Burp!

Les Pogues des débuts (entre les deux premiers albums) Shane MacGowan (chant), James Fearnley (accordéon), et Spider Stacy (flûte irlandaise)  Jeremy Finer (guitare, banjo), Cait O'Riordan (guitare basse) et Andrew Ranken (percussions et harmonica) Phil Chevron (guitare) et Terry Woods (multi instrumentiste !)
Le groupe a commencé par jouer des morceaux traditionnels, mis à leur sauce, puis a commencé à créer des originaux qui ne dénotaient pas à côté des reprises...
1ère partie du Clash sur le déclin (1984) qui lance la reconnaissance et l'enregistrement d'un premier album "Red Roses for Me".

A l'époque la bassiste est Cait O'Riordan, punkette toute mignonnette...

... qui tombera sous le charme d'Elvis Costello, le producteur du second album "Rum, Sodomy & the Lash" (1985) et qui quittera le groupe après être devenue sa femme. Elle sera remplacée par Darryl Hunt.

 Un album fort en goût de malte avec des morceaux prêts pour accompagner toute beuverie qui se respecte !



1988, grand disque et tube énorme... Mais le groupe, et surtout son chanteur, continue à picoler de plus belle... Sur scène, cela donne parfois lieu a des scènes de gerbage en plein set...

Perso, j'ai zappé le suivant "Peace and Love" (1989)  où la picole commençait à vraiment faire tanguer le groupe...

... Pour découvrir et apprécier celui-ci, paru en 1990, produit par Joe Strummer qui remplacera ensuite quelques temps Shane MacGowan vraiment devenu incontrôlable question picole.
Sur celui-ci Shane MacGowan commence d'ailleurs à déserter le chant...

Shane et Joe, 1988.

La suite... Shane MacGowan se barre (ou est viré) et le groupe sort deux albums où l'âme maudite du groupe manque cruellement... Ce qui les fera jeter l'éponge en 1996.

Pour l'instant, je vous propose de retrouver les POGUES live au TOWN AND COUNTRY CLUB de Londres pour la soirée de la SAINT PATRICK (patron des irlandais mais surtout de la picole, demandez aux bretons !) Enregistré en 1988, avec l'apparition d'invité(e)s de renom...


Part 1 :

Part 2 :

Pour les costauds de l'accent anglais (ici irish, même) à couper au schlass, voici un chouette reportage sur le groupe avec biture en technicolore !

Part 1 :

Part 2 :


Pour mémoire, Shane Mc Gowan, percuté par la tornade Sex Pistols en 1976 créa le fanzine punk "bondage". Il eut aussi son propre groupe à l'époque,  les NIPPLES ERECTORS...

Shane Mc Gowan continuera en solo, enfin avec son groupe "Shane Mc Gowan and the popes" mélange de rock et de musique celtique (toujours !) avec lequel il sortira deux albums. Ces deux albums méritent une attention au niveau de leur textes...
Avec son look d'échappé d'un colloque de dentistes (vous l'aviez jamais entendue, celle-là ?) il continue à symboliser une forme de liberté et une forme d'ode à l'hédonisme, du moins alcoolique...
Et ses origines punk ont toujours été revendiquées...

 Entretemps, Shane s'est marié et le groupe s'est reformé...

Monsieur et Madame

Le teaser du DVD des 30 ans du groupe, filmé à l'Olympia


Cet article est dédié à la mémoire de Phil Chevron, le guitariste du groupe,  décédé le 8 octobre 2013 à 56 ans après avoir été diagnostiqué malade d'un cancer en mai 2013... R.I.P.

A la votre,  yec’hed mat !

 

samedi 1 juin 2013

Café, clopes et toutes sortes de choses...


Troisième voyage à travers l'oeuvre cinématographique de Jim Jarmusch avec cette fois-ci une thématique autour de la rencontre (comme toujours) autour de cet emblème que les lois sanitaires finiront bien par faire disparaître : Le Café Clope.

Pendant le tournage

Joe Strummer n'a t-il pas déclaré un jour un truc du genre "les oeuvres d'artistes fumeurs devraient être interdites aux non fumeurs, ils ne devraient pas y avoir accès, vu que la plupart sont contre le tabagisme."
Moi même ne fumant qu'à l'occase de libations alcoolisées, je ne juge pas.

Otis Redding : Cigarettes and coffee

Enfin bref, Jarmusch nous entraîne donc dans différents endroits à travers différentes rencontres ou retrouvailles de personnes qui échangent toutes autour de ce fameux café clopes. Cela donne des tranches de vie comme il sait si bien les mettre en scène : souvent caustiques, parfois touchantes mais toujours chargées d'émotions.
Le film est sorti en 2003.


Voici donc une dizaine de sketchs qui parle de rencontres, d'amitié, de sentiments, de fraternité. Le genre de truc que le tiédasse Facebook ne permet pas, soit dit en passant...
Donc sortez, foutez le camp dehors, laissez tomber ce blog !

Je ne vous ferez pas le résumé de ces petites vignettes, elles sont trop courtes et cela pourrait "casser l'ambiance".
Un paquet d'acteurs de renom ou pas défilent à l'écran comme d'hab' et on a le droit à des guest-stars issus du rock'n'roll comme souvent chez Jarmusch.

Le truc bien, c'est que vous pouvez choisir le sketch qui vous intéresse puisque j'ai tout découpé morceau par morceau. Bon film !

Steven Wright, Roberto Benigni


Cinqué Lee, Steve Buscemi, Joie Lee


 Joseph Rigano, Vinny Vella Jr., Vinny Vella

 Renée French

Alex Descas, Isaach de Bankolé

 Cate Blanchett, Katy Hansz

Meg White, Jack White

 Alfred Molina, Steve Coogan

Genius/GZA, RZA, Bill Murray

  William Rice, Taylor Mead

En hommage à l'ex chanteur du Clash, décédé en décembre 2002, la musique du film fut illustrée, entre autres, par "Joe Strumme and The Mescaleros" avec le titre "Midnight Jam" extrait de l'ultime album "Streetcore" :

Joe Strummer et Jim Jarmusch, 1986.

Le clip, visible sur le DVD sorti en 2008.



 L'affiche américaine du film


mercredi 30 janvier 2013

MISTERY TRAIN, hautement rock'n'roll

Jim Jarmusch et Joe Strummer en train de s'en griller une...

Suite de l'exploration du Cinéma de Jim Jarmusch avec ce chef d'oeuvre incontesté qu'est MISTERY TRAIN (1989) qui se veut un hommage à Memphis la ville du King Elvis.

L'histoire, sous forme de Sketchs, comme Jarmusch traite son cinéma en général :
"À Memphis (Tennessee), trois histoires évoluent en parallèle autour d'un hôtel de seconde zone : un couple de jeunes rockers japonais en pèlerinage, une jeune veuve venue chercher le cercueil de son mari et un groupe de copains éméchés en bordée."

Casting de rêve : Screamin' Jay Hawkins, Joe Strummer, Tom Waits (qui prête sa voix) et même Rufus Thomas, véritable symbole encore vivant (à l'époque) de Memphis et de son studio SUN RECORDS. L'ironie étant, de ne le montrer qu'une minute à l'écran au début  du film lorsqu'il demande du feu au couple japonais venus visiter la ville  de leurs héros rock'n'roll, Elvis en tête. Evidemment, le couple japonais ne connaît pas Rufus... Alors que pour moi, Rufus Thomas est le vrai symbole de cette ville, un black qui se fait virer par un jeune blanc-bec, prometteur certes, mais plus présentable à la ménagère de moins de 50 ans...

Lui qui a duré jusqu'aux 00's grâce à son funk rampant et jouissif, son blues torride, sa verve... "Le plus vieil adolescent du monde" comme il aimait se décrire...


1973, Rufus fout le feu au campus !



Dans les  90's Jon Spencer Blues Explosion rend hommage à Rufus Thomas avec son "Chicken dog" rampant et sale. Ce titre est une contraction de "Walking the Dog" et "Do The Funky Chicken" deux tubes énormes du monsieur qui a commencé en 1953...



Les Cramps, véritables passeurs et éternels remonteurs de source rendirent eux aussi hommage à Rufus Thomas à travers ce titre "Can your pussy do the dog".


Et puis le film de Jarmusch nous permet de retrouver dans la superbe B.O (dont une partie écrite encore par John Lurie pour le film) une excellente version de Memphis Train de Rufus Thomas...





PLACE AU FILM !
(j'en ai chié pour récupérer les sous-titres...)

Part 1 :


Part 2 :

Part 3 :

Part 4 :


BON FILM ! 

jeudi 17 janvier 2013

Joe Strummer, dollars de mémoire



Suite au précédent article sur le seul film valable de tous les temps sur  LE Clash (Un Clash, des Clashes, en bon anglais, nom de dieu !) je voulais revenir un peu sur l'intérêt (surtout financier) que le groupe développa de son vivant, mais encore plus à sa mort...
Entre multiples rééditions avec bonus à la con même pas dignes du groupe et pseudo compiles toutes plus "ultimate" les une que les autres, y'a de quoi perdre sa punkitude au passage, bordel !

Je n'ai pas envie de recenser tout cela ici, je n'en ai pas le temps et cela ne m'intéresse guère, je ne suis pas preneur de ce genre de choses. (ok !?)

Avec la mort de Joe Strummer en 2002, le tiroir caisse se devait de fonctionner à nouveau à plein régime, pour récupérer du fric sur ces doubles ou triples albums vendus par LE Clash de son vivant au prix d'un simple album pour prendre en compte les fans à la dèche et rester un peu plus dignes d'une "street credibility"... (CBS FUCK OFF !!)



Ce n'est pas la musique qui devint le cheval de bataille mais plutôt les fonds de tiroir vidéastes qui trainaient un peu partout et, encore pire, les pseudos reportages "d'intérêt public" mis à toutes les sauces...

 Avec Johnny Ramones, avec qui il continue à trinquer, je lui souhaite.
Peut-être l'a t-il même fait passer à gauche, qui sait...

C'est le cas de ce film, baptisé sobrement "THE CLASH, Joe Strummer, en hommage à Joe Strummer, leader charismatique de THE CLASH"...
Des fois qu'il y aurait des cons pour acheter ce DVD en pensant qu'il parle de la reproduction des pandas.
Il est aussi connu sous le nom de "viva Joe Strummer".



Bon, vous le verrez, c'est assez navrant, si ce truc est fait en hommage de Joe Strummer, je me demande ce qu'aurait pu donner un film voulant salir sa mémoire...
Parsemé d'images d'archives archi connues, pour faire "vrai" et de d'interviews de proches donnant dans le larmoyant pour le côté "poignant"...
Finalement, il vaut mieux rester sur ses propres souvenirs avec ce genre de mec, hey Joe ! garde m'en une pour la route !

Joe nous avait donné les clés à tous, jeunes punks morveux et crades, pour tenter de garder la dignité et la classe, malgré la gloire, la fortune, le mariage, les mômes...
"Stay free !"
(putain, y'a du boulot encore !!!)



Bref, je retourne à mon Rude Boy...



Part 1 :
Part 2 :


Joe Strummer and the Mescaleros : Redemption song (Marley)
Finalement, je préfère autant ce genre d'hommage...