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dimanche 14 octobre 2012

Lollipop, no more heroes





Lollipop Records, le label marseillais au nom si évident mais si facile à retenir a connu une époque riche en sortie de singles ou d'albums de divers horizons : punk rock, heavy rock'n'roll, pop...


Aujourd'hui, Lollipop records semble avoir mis son activité de label en stand-by et se concentre plus sur son café disquaire dans la cité Phocéenne.

En 2004, le label organisait un "mini" festival (petit par la taille mais grand par la qualité) de groupes servis, distribués, sortis par le label au Nouveau Casino à Paris.
Pas de "french touch" là-dedans, hein, on s'en tape, le langage du rock'n'roll est universel !

Ce chouette événement fut retranscris dans un magnifique DVD qu'il vous faut dans votre collec' tant il fait figure de document rare, précis d'une époque heureusement pas révolue. La façon de filmer rend la chose encore plus intéressante. On en est pas à 15 caméras, multi angles,  avec lumières travaillées à la White Stripes, non, ici tout est pris sur le vif, presqu'à l'arrache, mais criant de vérité !
Vous partagerez donc les coulisses des Hatepinks (rip), des Neurotics Swingers (rip), du Jerry Spider gang (ils reviennent !!!) de Petit Vodo (que devient il ?) ou des Briefs (rip).

Les premiers à ouvrir le bal sont les fantastiques Hatepinks, groupe suivant les Gazolheads de l'immanquable Olivier Gasoil. Groupe Marseillais dont votre serviteur adhéra de suite à l'humour décapant, la qualité des morceaux (y'a des références) et l'esprit propre à ce que j'entends par punk rock (pas de prise de tête, one two, three, four, morceaux courts et basta !)


La séquence est courte, à l'image du groupe, mais vaut sont pesant de cacahuètes par l'intensité et la drôlerie qui s'en dégage (une interview "salle de bain" à la Ardisson !!!)



 
The Hatepinks (baby)

Les suivants à investir la scène sont les Toulousains du Jerry Spider Gang, groupe à haute teneur rock'n'roll, d'inspiration 70's (pour faire court). Entendez MC5, Stooges, Radio Birdman pour faire encore plus court...
Le groupe est en tournée actuellement et continue à faire partager son rock'n'roll de qualité, on attends donc le prochain album !



Jerry Spider Gang

Retour au punk rock pour le troisième groupe présent puisque l'on passe aux Neurotic Swingers de Marseille, connexion directe avec la scène punk rock du coin et de l'époque.
Le groupe, dont la grosse influence (mais pas que) semble être LE CLASH, en lien avec leur symbole, les poses, la flamboyance (on peut évoquer la flambe aussi...). Une forme d'antithèse des Hatepinks, dirons nous.
Néanmoins, le groupe du boss du label Stéphane est bon, pas de doutes là-dessus. Et on en doute encore moins en voyant le concert et l'interview rigolote dans le métro.




Neurotic Swingers


Le suivant à fouler les planches est (l'ex) One Man Band Petit Vodo, mec très sympathique ne se prenant pas au sérieux mais qui fait sa musique avec souci du détail.
Ici on est plus dans les ambiances à la Jon Spencer Blues explosion, qui semble être l'influence n°1 du Monsieur. On le retrouve accompagné ici d'une batteuse et d'un bassiste, ce qui donne un relief très intéressant à sa musique teintée de rock'n'roll 50's et de modernisme. Le set est pas mal et à l'époque m'avait fait revoir mon jugement un peu trop rapide sur l'homme orchestre. A (re)découvrir donc.


Petit Vodo

On termine en beauté avec la grande claque finale de The Briefs, groupe punk rock 77 pur jus qui raviva la scène début 00's avec des albums courts précis, rapide et au plus près des grand frères de la belle époque, Damned en tête (d'ailleurs, ils ont tous des têtes de captain sensible, vous trouvez pas ? Vous ne trouveriez pas ce genre de comparaisons sur d'autres blogs, je vous rassure...) Dommage, il n'y a pas d'interview les concernant, mais l'extrait de concert est bien suffisant.  Aujourd'hui, le groupe n'existe plus mais l'un d'eux a formé les fameux Cute Lepers, groupe reprenant le flambeau des Briefs en y ajoutant une touche power pop pas dégueu et classieuse !



The Briefs

Le DVD est rempli de bonus, notamment un joli clip de Kevin K, une raison de plus pour se procurer la chose, ce qui donnera à votre dévédéthèque une jolie couleur rock'n'roll.

mercredi 25 avril 2012

The Damned fêtent leurs 3 premiers LPs...


THE DAMNED "Neat Neat Neat" (live 1988)


Revenir sur sa "carrière" passée n'est pas chose aisée. surtout quand le passé est plus fort que le présent ! Et puis, il faut se rabibocher, entre membres plus tout à fait d'accord, l'exercice est périlleux.
En juin 1988, on est peut être encore dans le post punk, je ne me rappelle plus, mais les Damned ont choisi Londres au Town et Country Club pour jouer devant les fans "hardcore" ses 3 premiers albums qui font bel et bien partie de l'histoire punk rock anglaise mais aussi internationale...





L'ambiance est détendue, chacun remplit son rôle mais pas de façon débridée hein, la trentaine passée au compteur, il ne s'agit plus de sauter partout et dans tous les sens.
Dave Vanian est le plus classe, sapé façon Gene Vincent ou Elvis 68, tout en cuir noir, avec mèche blanche gothique en bandoulière.
Brian James applique ses riffs avec intégrité, après tout, ce son de gratte qui a tout déclenché c'est lui ! Remaniant ses influences Stoogiennes et se la jouant bluesman aguerri, sur qui le temps (et la gnôle) commence à marquer leur passage.
Rat Scabies assène son beat implacable, martelant tout sur son passage. Celui qui restait subjugué par le jeu du batteur original des Buzzcocks, n'en est pas moins à son affaire !
Le Captain retrouve la basse, avant de l'échanger contre une guitare, la période "Machine gun etiquette"' venue où Brian James s'éclipse d'ailleurs, sans faire de bruit ni chercher à ramener la couverture à lui...

Partie 1 :

 

Partie 2 :


J'ai juste envie d'étriper le narrateur qui continue à parler sur les morceaux, gâchant l'intro ou le milieu d'un bon trip...

Pour le reste, ça reste les Damned, qui n'ont plus rien à prouver mais qui"commémorent" les choses, et cela peut paraître perturbant, je suis d'accord.
C'est peut être la seule différence à propos d'un vrai concert, où il n'y aurais pas d'enjeu... mercantile peut être. Dave Vanian lui s'en défends : "on est pas là pour le fric, mais parce qu'on vous aime !"
En attendant quel plaisir de retrouver ce quatuor historique, n'est ce pas !?

Rappelez vous bien : NEAT NEAT NEAT power !!!



THE DAMNED