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dimanche 24 mars 2013

MOTÖRHEAD, ACE OF SPADES (et toutes sortes de choses)



1980, après 5 années d'existence, Motörhead sort un 5iéme album qui retournera les sens de plus d'un amateur de rock'n'roll bouillant.
Si tous les précédents albums sont recommandables, on peut quand même arguer que "ACE OF SPADES" vient faire entrer le groupe dans la légende du rock'n'roll avec un son saturé et un rythme infernal. Alors que le punk rock essaie de retrouver un second souffle  en s'alliant aux synthés ou en rompant les ponts avec l'héritage rock'n'roll des ainés des 60's et 70's, on peut dire que Lemmy Kilmister (chant / basse), « Fast » Eddie Clarke (guitare) et Phil « Philthy Animal » Taylor (batterie) viennent rappeler les fondamentaux !
Le disque est célébré par beaucoup comme le meilleur album de rock'n'roll anglais de l'époque et il est même disque d'or !
La fin des vaches maigres pour le groupe car, à leur début, ils en ont plutôt bavé grave et on ne peut pas dire qu'ils mangeaient à leur faim tous les jours !
Il faut oublier l'appellation "heavy metal" ou "hard rock" collée au groupe, car le groupe, enfin Lemmy aussi par la suite, s'en est toujours défendu préférant appeler à raison sa musique "rock'n'roll".







Concernant le lien avec le punk rock anglais de 76-77, mis à part le fait que Lemmy a tenté de donner des cours de basse à Sid Vicious en finissant par admettre "laisse tomber", il a  tenu la basse au sein des DOOMED (le nom de transition des DAMNED après le départ de BRIAN JAMES) pour un gig en septembre 1978 lors un concert à Londres.



On trouve un 45 tours de cette collaboration réédité chez LAMF records (Devil Jukebox records) mais hélas, le label est fermé depuis peu...



 Lemmy avec Rat Scabies ( The Damned) et Gaye Advert (The Adverts)

Phil Taylor et Eddie Clark  ont aussi monté un groupe "The Muggers", parallèle à Motörhead en 1978 avec Billy Wrath (Heartbreakers) et John Speedy Keen (producteur de LAMF des Heartbreakers).
On trouve des enregistrements de ce groupe en bonus sur certains best of de Motörhead.
Ils relatent surtout des morceaux écrits par Keen avec une forte influence blues à la John Mayall (dont Keen fut le road manager) ou le rock'n'roll des Who. (Ils reprennent aussi Cinammon girl de Neil Young.)


Si cet album "ACE OF SPADES" a été réédité de nombreuses fois en cd par divers labels, on vous le conseille cependant en vinyle afin d'avoir une réelle expérience Motörhead. Pas un simple ersatz de son façon bouillie sonore avec en plus, une qualité sonore très faible sur le Cd... Un comble !
Voici donc l'histoire de l'album par les membres du groupe, qui curieusement n'ont pas été rassemblé, et on peut voir que Philthy Animal n'a rien perdu de son humour...

Bienvenu dans la légende !


HA ! HA ! HA !

Part 1 :


Part 2 :



mercredi 25 avril 2012

The Damned fêtent leurs 3 premiers LPs...


THE DAMNED "Neat Neat Neat" (live 1988)


Revenir sur sa "carrière" passée n'est pas chose aisée. surtout quand le passé est plus fort que le présent ! Et puis, il faut se rabibocher, entre membres plus tout à fait d'accord, l'exercice est périlleux.
En juin 1988, on est peut être encore dans le post punk, je ne me rappelle plus, mais les Damned ont choisi Londres au Town et Country Club pour jouer devant les fans "hardcore" ses 3 premiers albums qui font bel et bien partie de l'histoire punk rock anglaise mais aussi internationale...





L'ambiance est détendue, chacun remplit son rôle mais pas de façon débridée hein, la trentaine passée au compteur, il ne s'agit plus de sauter partout et dans tous les sens.
Dave Vanian est le plus classe, sapé façon Gene Vincent ou Elvis 68, tout en cuir noir, avec mèche blanche gothique en bandoulière.
Brian James applique ses riffs avec intégrité, après tout, ce son de gratte qui a tout déclenché c'est lui ! Remaniant ses influences Stoogiennes et se la jouant bluesman aguerri, sur qui le temps (et la gnôle) commence à marquer leur passage.
Rat Scabies assène son beat implacable, martelant tout sur son passage. Celui qui restait subjugué par le jeu du batteur original des Buzzcocks, n'en est pas moins à son affaire !
Le Captain retrouve la basse, avant de l'échanger contre une guitare, la période "Machine gun etiquette"' venue où Brian James s'éclipse d'ailleurs, sans faire de bruit ni chercher à ramener la couverture à lui...

Partie 1 :

 

Partie 2 :


J'ai juste envie d'étriper le narrateur qui continue à parler sur les morceaux, gâchant l'intro ou le milieu d'un bon trip...

Pour le reste, ça reste les Damned, qui n'ont plus rien à prouver mais qui"commémorent" les choses, et cela peut paraître perturbant, je suis d'accord.
C'est peut être la seule différence à propos d'un vrai concert, où il n'y aurais pas d'enjeu... mercantile peut être. Dave Vanian lui s'en défends : "on est pas là pour le fric, mais parce qu'on vous aime !"
En attendant quel plaisir de retrouver ce quatuor historique, n'est ce pas !?

Rappelez vous bien : NEAT NEAT NEAT power !!!



THE DAMNED