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dimanche 23 novembre 2014

St-Valentine day massacre, l'hommage des Simpsons aux Sex Pistols





En tant que série phare pour les adolescents (débiles) / jeunes adultes (chômeurs) / adultes (retardés)  les SIMPSONS ont toujours joué la carte du "populaire"  ou disons plutôt "faisant partie de l'histoire de la musique" pour être moins négatif, au niveau de la bande son du dessin animé.
Populaire, disons le vite, car l'humour dévastateur et grinçant des créateurs de la série n'a jamais été démentie. De fait, on a pu aussi voir des groupes ridiculisés (U2, Green Day...) même si en règle générale, les groupes mis en avant semble avoir plutôt la côte et que leur hommage est souvent trop court (Ramones, Beatles...)
Sauf pour cet épisode en 3 parties, qui évoque l'amour et la St-Valentin plus particulièrement, que j'ai découpé pour ne laisser que la partie consacré aux Sex Pistols, enfin plutôt la relation Sid-Nancy (tiens encore eux !) vue de façon presque enfantine (l'amour est un conte de fée, n'est ce pas ?)
Je ne ferais pas le résumé de l'histoire de cet épisode sorti en 2008, mais je sais qu'il m'a bien fait marrer et j'espère qu'il en sera de même pour vous ! Prenez le comme un modeste hommage.
Des hommages façons cartoon, les sex Pistols sont plutôt coutumier de la chose, que cela soit depuis le film "La grande escroquerie d u Rock'n'roll" plutôt raté, où l'on voyait  le groupe stylisé façon BD :



... surement une autre façon de mieux se moquer d'eux d'ailleurs, de leur ex-manager. 

Ou bien au cours de réels hommages, plus sympathiques façon Hanna-Barbera :

Ajouter une légende
Dessin de Dave Perillo

... qui a fait un travail identique avec les RAMONES :


Les hommages cartoons sont nombreux sans être totalement réussi...

 la triste relation de Sid and Nancy...

... L'histoire des Pistols (sic !)



De toutes façons, on préférera toujours un cartoon plutôt qu'un ersatz  comme le concept foireux et tragique des  Sex Pistols Experience...


"Paul Crook", "Steve Clones", "Johnny Rotter" and "Kid Vicious"

... Le genre de truc, pour lequel le terme "bouffon" n'a jamais été aussi bien approprié...



Celui des Simpsons est plutôt réussi




L'épisode en français :


L'épisode en anglais :


Bon visionnage !



mercredi 30 octobre 2013

Punk Attitude, blah blah blah...



Don Letts

DJ du Roxy à Londres au moment du boum Punk de 76 / 77, Don Letts nous livre ici la vision "historique" de la chose à travers une (nombreuse) série d'interviews de protagonistes anglais ou américains de l'époque ou de ceux directement influencés par la chose...

Don Letts et  Johnny Rotten, 1978

Le premier truc que l'on se dit  lorsque l'on regarde ce documentaire plutôt complet, c'est qu'on aurait aimé y voir plus de groupes de l'époque et pas seulement sur des extraits de moins de 30 secondes (à cause des droits, j'imagine).
Après, ce qui vient en tête, c'est qu'à force de vouloir faire rentrer le truc dans les livres d'histoire (ou au musée) tout cela perd de sa saveur originelle... L'institutionnalisation nique le punk !
 Comment expliquer un sentiment, une envie d'aller regarder au-delà de ce qui nous est donné à voir et de se sentir "différent"... Comment ?
... Et qui aurait / pourrait passer par autre chose que ce vecteur "punk" d'ailleurs...
Large débat que je ne lancerais pas ici.

Nick Lowe, Suicide, Costello et DMZ en version single...
Bon, Don Letts pote du Clash, merci, on s'en rends bien compte ici.
A force de voir CLASH écrit partout (comme sur nos besaces au bahut en fait) cela finirait par donner la gerbe du groupe le plus récupéré (à son insu...) de cet élan de jeunesse.
"Eux" ont su évoluer, c'est Don qui le dit...
Marrant, on a tous connu ce débat d'ailleurs, entre potes à l'époque.

 The Clash (LE, pas "LES", sinon, appelez les "CLASHES")

Fini, pas fini... "Punk un jour, punk toujours ! " dixit le Directeur d'antenne d'une station FM chérie ...
Le doc est tagué "PUNK" au cas où vous auriez un doute sur le sujet...

Don Letts et Ari Up (Slits)

Don Letts grand initiateur du reggae auprès des Punks naissants ?  C'est ce qu'il passait le plus au Roxy, vu que les disques punks en 76 n'étaient pas légion... De toutes façons, l'héritage du Ska étant passé par là, les punks ne pouvaient que s'approprier ce côté "rockers", voire "rebelle" du grand son Jamaïcain...

Puis Merde, Nirvana retour du punk faut pas exagérer non  plus !
Le retour des guitares, oui ok. MAis question mordant et rentre-dedans...
Et tous les autres groupes des 90's alors ? De New bomb turks à Devil Dogs, c'est du pâté ?
Surement trop "underground" pour ces messieurs déjà trop vieux ou qui auraient tout simplement oublié de regarder du bon côté de la route...
Bon, le côté encyclopédique mis de côté, cela reste intéressant à regarder, hein...
Voici donc le doc en 6 parties afin d'avoir un max de qualité. Comme toujours par ici !

Part 1 :
Part 2 :

Part 3 :

Part 4 :

Part 5 :

Part 6 :



L'interview de Don Letts au sujet du documentaire :




Les filles dans le punk :



Le son punk :



La mode Punk (...)





L'art punk...






Les fanzines (quand même !)
 



Influences...



Live



Les labels punk



UK versus USA ?




L'évolution du punk... (arg !)




L'esprit punk... (mazette !)



Voilà, j'espère que la "bête" disséquée ainsi ne vous rebutera pas trop...
Perso, je trouve que ce documentaire est tout à l'inverse de ce que le punk devrait continuer à être.
Plutôt une voie non déterminée mais plutôt un feeling qui dévaste tout sur son passage...


"Ever get the feeling you've been cheated?"
("n'avez vous jamais eu l'impression de vous être fait avoir ?")

En attendant de donner une autre vision de la chose par ici, jetez un "oeil" ici...

vendredi 25 octobre 2013

Et dieu inventa la biture... avec en fond sonore THE POGUES !

Ok, ok. Ramener de la zik à une consommation alcoolisée sans bornes c'est un peu gonflé, je sais...
Mais c'est quand même  le leitmotiv pour lever le coude que d'écouter la musique des Pogues ! (ou l'inverse, je sais plus !) Burp!

Les Pogues des débuts (entre les deux premiers albums) Shane MacGowan (chant), James Fearnley (accordéon), et Spider Stacy (flûte irlandaise)  Jeremy Finer (guitare, banjo), Cait O'Riordan (guitare basse) et Andrew Ranken (percussions et harmonica) Phil Chevron (guitare) et Terry Woods (multi instrumentiste !)
Le groupe a commencé par jouer des morceaux traditionnels, mis à leur sauce, puis a commencé à créer des originaux qui ne dénotaient pas à côté des reprises...
1ère partie du Clash sur le déclin (1984) qui lance la reconnaissance et l'enregistrement d'un premier album "Red Roses for Me".

A l'époque la bassiste est Cait O'Riordan, punkette toute mignonnette...

... qui tombera sous le charme d'Elvis Costello, le producteur du second album "Rum, Sodomy & the Lash" (1985) et qui quittera le groupe après être devenue sa femme. Elle sera remplacée par Darryl Hunt.

 Un album fort en goût de malte avec des morceaux prêts pour accompagner toute beuverie qui se respecte !



1988, grand disque et tube énorme... Mais le groupe, et surtout son chanteur, continue à picoler de plus belle... Sur scène, cela donne parfois lieu a des scènes de gerbage en plein set...

Perso, j'ai zappé le suivant "Peace and Love" (1989)  où la picole commençait à vraiment faire tanguer le groupe...

... Pour découvrir et apprécier celui-ci, paru en 1990, produit par Joe Strummer qui remplacera ensuite quelques temps Shane MacGowan vraiment devenu incontrôlable question picole.
Sur celui-ci Shane MacGowan commence d'ailleurs à déserter le chant...

Shane et Joe, 1988.

La suite... Shane MacGowan se barre (ou est viré) et le groupe sort deux albums où l'âme maudite du groupe manque cruellement... Ce qui les fera jeter l'éponge en 1996.

Pour l'instant, je vous propose de retrouver les POGUES live au TOWN AND COUNTRY CLUB de Londres pour la soirée de la SAINT PATRICK (patron des irlandais mais surtout de la picole, demandez aux bretons !) Enregistré en 1988, avec l'apparition d'invité(e)s de renom...


Part 1 :

Part 2 :

Pour les costauds de l'accent anglais (ici irish, même) à couper au schlass, voici un chouette reportage sur le groupe avec biture en technicolore !

Part 1 :

Part 2 :


Pour mémoire, Shane Mc Gowan, percuté par la tornade Sex Pistols en 1976 créa le fanzine punk "bondage". Il eut aussi son propre groupe à l'époque,  les NIPPLES ERECTORS...

Shane Mc Gowan continuera en solo, enfin avec son groupe "Shane Mc Gowan and the popes" mélange de rock et de musique celtique (toujours !) avec lequel il sortira deux albums. Ces deux albums méritent une attention au niveau de leur textes...
Avec son look d'échappé d'un colloque de dentistes (vous l'aviez jamais entendue, celle-là ?) il continue à symboliser une forme de liberté et une forme d'ode à l'hédonisme, du moins alcoolique...
Et ses origines punk ont toujours été revendiquées...

 Entretemps, Shane s'est marié et le groupe s'est reformé...

Monsieur et Madame

Le teaser du DVD des 30 ans du groupe, filmé à l'Olympia


Cet article est dédié à la mémoire de Phil Chevron, le guitariste du groupe,  décédé le 8 octobre 2013 à 56 ans après avoir été diagnostiqué malade d'un cancer en mai 2013... R.I.P.

A la votre,  yec’hed mat !

 

dimanche 18 août 2013

Sid And Nancy, presque vrai.

Sorti en 1986, ce film d'Alex Cox se veut l'histoire du couple emblématique de l'auto destroy du punk rock originel anglais. A l'époque, le mythe était encore bien vivace, une bonne raison d'exploiter le filon ou de rendre tout simplement hommage...
 Voici donc la tragique histoire de Sid Vicious, 1er fan des Pistols puis bassiste par complaisance et de  Nancy Spungen, groupie junkie des Dolls puis de Johnny Thunders débarquant de NYC à la recherche d'un groupe à aduler. 
Mal aimée à NYC, car plutôt nuisible pour son entourage si on en croit Philippe Marcadé dans son excellent  livre "Au delà de l'avenue B"  qui lui a d'ailleurs conseillé de quitter la grosse pomme pour Londres. (Merci du cadeau au passage !) Plus que Johnny Thunders, dont Sid était ultra fan, c'est bien elle qui lui mettra le bras dans la méchante dope. C'est bien elle qui lui fera croire que la seule star des Pistols c'est bien lui...
Ne les ayant pas connu personnellement, je ne suis pas Eudeline, il me semble que ce film n'égratigne pas forcément l'image de Sid ni celle de Nancy... D'après tout ce que j'ai pu en lire, les personnalités ne semblent pas si éloignées.

Le film est évidemment une vision très romancée de leur histoire, même si plusieurs anecdotes vraisemblablement véritables sont mises en images.

 On retrouve même cette histoire de tabassage de Nick Kent (ici avec Chrissie Hynde) par Sid Vicious sous la houlette de Malcom Mc Laren... (qui aime bien châtie bien)

Hormis Nancy et Sid, les autres Pistols ne sont guère ressemblants, sauf peut être Johnny Rotten un peu trop ciblé "pantin punk". Steve Jones et Paul Cook sont peu présents dans le film.


Le jeu de Gary Oldman est exceptionnel, tant il arrive à mimer les tics et attitudes de son personnage.. 
A part Lui, je ne connaissais que Billy Idol à savoir le faire...
;-p

Aaaaarg, retourne dans ta génération X malheureux !


Quand à Chloe Webb, elle chope parfaitement le rôle de la pétasse dangereuse, manipulatrice et destructrice. Ce qui doit être dur à voir pour l'entourage proche  de Nancy encore de ce monde...
L'ex petite amie de Kurt Cobain, Courtney Love,  apparaît dans le film.
Belle inspiration pour le futur...


Mais bon, c'est un film, tout doit finir bien...
L'important étant de démontrer qu'il s'agissait là d'une véritable histoire d'amour.
 Le look des "punks" présents sans le film est un savant mélange de ce qui existait à l'époque et de ce que l'on trouvait plutôt dans les 80's. Perfecto anglais à doublure rouge (et zip sur le bras) plutôt que Perfecto Schott pour Sid... Mais on en voudra pas à Alex Cox de vouloir jouer sur un patriotisme de fringues vu qu'il est vrai que les punks anglais ont beaucoup appuyé sur les détails...

Le Film est en français... La musique a été confié à Joe Strummer et aux Pogues entre autres.

Enjoy yourself.


Part 1 :

Part 2 :

Part 3 :

Part 4 :

Comble de la stupidité mercantile, certains n'ont pas hésité à vendre des lp's au nom des deux amoureux destroy...

Bonus :

Hormis la bande annonce du film, le DVD est assorti d'une conversation sur le film, la période et les personnages qu'il évoque entre 3 journalistes...
Evidemment, c'est Eudeline qui tire son épingle du jeu, les deux autres étant, comme d'hab' oserais-je, assez navrants (Géant je te préférais dans tes écrits fanzineux !) D'ailleurs j'ai trouvé cette critique du bonus assez parlante : "Sur ce coup StudioCanal n'a pas fait très fort puisque l'éditeur ne nous offre que 27 (?!? chez moi c'est + de 39 et c'est bien assez !) mn de discussion à bâtons rompus entre 3 journalistes français : Philippe Manoeuvre (Redac chef de Rock&Folk), Patrick Eudeline (fondateur d'Asphalt Jungle, collaborateur à Rock&Folk) et Géant Vert (journaliste, musicien, auteur d'une bio des Sex...). Tous reparlent du film, de l'esprit punk et les informations qu'ils nous délivrent sont assez intéressantes. Cependant alors que Manoeuvre essaie de faire avancer le débat, il est assez gonflant de voir ce blaireau de Géant Vert, qui sous une diction assez pompeuse et prétentieuse, se regarde largement le nombril tout occupé qu'il est à nous sortir des infos d'une platitude navrante. On aurait donc aimé des bonus un peu plus étoffés (dommage de ne pas avoir inclus le clip original de My Way) que cette simple discussion et la BA du film." (http://www.dvdpascher.net/)

J'ai coupé à 3 minutes de la fin, évitant les délires gonflants sur Courtney love... 
Ha, ce réflexe Rock'n'folkien...