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samedi 2 novembre 2013

Punk in London, action time !


Un symbole...

Quelques punks anglais en 1977...

Voilà bien le documentaire qui fait la nique à tous ceux existants sur le sujet : Punk attitude, Punk's not dead (rien que le titre) ou d'autres s'appuyant sur des témoignages historiques à ce propos.
Ici, "Punk in London" ne fait pas dans le souvenir puisque ce documentaire tourné par Wolfgang Büld, oui un allemand, bravo, est tourné sur le vif à partir de 1977, après le gros boum punk anglais, là où tout semblait se jouer à l'époque. Le film semble s'être déroulé jusqu'à 1980.

La chambre d'une fan des Sex Pistols en 1977

On assiste donc à différents extraits (longs) de live de groupes plus ou moins reconnus, dans des endroits clé comme le Marquee, le 100 Club et d'autres ou bien des caves aménagées en local de répétition dont le fameux Rehearsal Rehearsals du Clash...
.

The Clash, omniprésents. Ici on les retrouve "Live in Munich", le même concert que sur les bonus du DVD Rude Boy... avec une chouette interview (Mick Jones, connard) en prime.


Les interviews d'époque sont bien plus parlantes que tous les blah-blah cités dans les films ci-dessus.
Quelques témoignages valent leur pesant de cacahuètes, sur l'état des lieux en 77, où le mouvement est déjà déclaré mort par certains à cause des suiveurs, de l'esprit mercantile, de la récupération...
On peut y voir l'avis des Rockers anglais à l'époque, qui détestaient autant les punks que les Mods.
Le choc des clans, mais aussi des générations et des "points de vue" est sévère !

The Jam, "avant-punk"...


The Adverts

Waine /Jayne County and Electric Chairs

Part 1 :


Part 2 :

Part 3 :

Part 4 :


Part 5 :


Le réalisateur s'est attaché à avoir l'avis des filles du punk côté musique.
Cela donne des images et des interviews plutôt sympathiques...
A noter, la présence des Girlschool, plutôt cools !

1980

1978

Part 1 :
Part 2 :
Part 3 :



X ray Spex


Siouxsie et Paul Cook



Le doc s'intéresse également aux "à-côtés" du punk, ce qu'il a pu générer ou faire revenir au premier plan comme avec le Ska ou le rock steady.
On retrouve aussi Ian Dury accompagné du Clash sur scène...
Puis Chrissie Hynde et ses Pretenders, une version plus "édulcorée" du rock'n'roll, même si les guitares sont de qualité !

The Pretenders, 1978.

Part 1 :
Part 2 :
Part 3 :

Ian Dury et Joe Strummer

Selecter

Specials

Madness

Retrouvez donc  Live et en interview pour la plupart, les groupes suivants :
Spizz Energy, The Clash, The Jam, Secret Affair, The Specials, The Selecter, Madness, Ian Dury, The Pretenders, The Adverts, Jimmy Pursey (trou du cul !), Chelsea, X Ray Spex, The Lurkers, The Jolt, Wayne County and The Electric Chairs (en visite des USA), The Killjoys, Subway Sect, Jean Jacques Burnel (mais pas les Stranglers), Boomtown Rats (écoutables à l'époque) The Slits, Girlschool, Siouxsie and The Banshees et les allemands Zaza (?), Mania D. Nina Hagen...

Même si il manque des groupes importants du moment (suivez mon regard), ces films sont à mon avis la meilleure photographie de cette époque et ce doc demeure le meilleur témoignage.
De tout cela a émergé de très bonnes choses et de moins bonnes choses....

dimanche 18 août 2013

Sid And Nancy, presque vrai.

Sorti en 1986, ce film d'Alex Cox se veut l'histoire du couple emblématique de l'auto destroy du punk rock originel anglais. A l'époque, le mythe était encore bien vivace, une bonne raison d'exploiter le filon ou de rendre tout simplement hommage...
 Voici donc la tragique histoire de Sid Vicious, 1er fan des Pistols puis bassiste par complaisance et de  Nancy Spungen, groupie junkie des Dolls puis de Johnny Thunders débarquant de NYC à la recherche d'un groupe à aduler. 
Mal aimée à NYC, car plutôt nuisible pour son entourage si on en croit Philippe Marcadé dans son excellent  livre "Au delà de l'avenue B"  qui lui a d'ailleurs conseillé de quitter la grosse pomme pour Londres. (Merci du cadeau au passage !) Plus que Johnny Thunders, dont Sid était ultra fan, c'est bien elle qui lui mettra le bras dans la méchante dope. C'est bien elle qui lui fera croire que la seule star des Pistols c'est bien lui...
Ne les ayant pas connu personnellement, je ne suis pas Eudeline, il me semble que ce film n'égratigne pas forcément l'image de Sid ni celle de Nancy... D'après tout ce que j'ai pu en lire, les personnalités ne semblent pas si éloignées.

Le film est évidemment une vision très romancée de leur histoire, même si plusieurs anecdotes vraisemblablement véritables sont mises en images.

 On retrouve même cette histoire de tabassage de Nick Kent (ici avec Chrissie Hynde) par Sid Vicious sous la houlette de Malcom Mc Laren... (qui aime bien châtie bien)

Hormis Nancy et Sid, les autres Pistols ne sont guère ressemblants, sauf peut être Johnny Rotten un peu trop ciblé "pantin punk". Steve Jones et Paul Cook sont peu présents dans le film.


Le jeu de Gary Oldman est exceptionnel, tant il arrive à mimer les tics et attitudes de son personnage.. 
A part Lui, je ne connaissais que Billy Idol à savoir le faire...
;-p

Aaaaarg, retourne dans ta génération X malheureux !


Quand à Chloe Webb, elle chope parfaitement le rôle de la pétasse dangereuse, manipulatrice et destructrice. Ce qui doit être dur à voir pour l'entourage proche  de Nancy encore de ce monde...
L'ex petite amie de Kurt Cobain, Courtney Love,  apparaît dans le film.
Belle inspiration pour le futur...


Mais bon, c'est un film, tout doit finir bien...
L'important étant de démontrer qu'il s'agissait là d'une véritable histoire d'amour.
 Le look des "punks" présents sans le film est un savant mélange de ce qui existait à l'époque et de ce que l'on trouvait plutôt dans les 80's. Perfecto anglais à doublure rouge (et zip sur le bras) plutôt que Perfecto Schott pour Sid... Mais on en voudra pas à Alex Cox de vouloir jouer sur un patriotisme de fringues vu qu'il est vrai que les punks anglais ont beaucoup appuyé sur les détails...

Le Film est en français... La musique a été confié à Joe Strummer et aux Pogues entre autres.

Enjoy yourself.


Part 1 :

Part 2 :

Part 3 :

Part 4 :

Comble de la stupidité mercantile, certains n'ont pas hésité à vendre des lp's au nom des deux amoureux destroy...

Bonus :

Hormis la bande annonce du film, le DVD est assorti d'une conversation sur le film, la période et les personnages qu'il évoque entre 3 journalistes...
Evidemment, c'est Eudeline qui tire son épingle du jeu, les deux autres étant, comme d'hab' oserais-je, assez navrants (Géant je te préférais dans tes écrits fanzineux !) D'ailleurs j'ai trouvé cette critique du bonus assez parlante : "Sur ce coup StudioCanal n'a pas fait très fort puisque l'éditeur ne nous offre que 27 (?!? chez moi c'est + de 39 et c'est bien assez !) mn de discussion à bâtons rompus entre 3 journalistes français : Philippe Manoeuvre (Redac chef de Rock&Folk), Patrick Eudeline (fondateur d'Asphalt Jungle, collaborateur à Rock&Folk) et Géant Vert (journaliste, musicien, auteur d'une bio des Sex...). Tous reparlent du film, de l'esprit punk et les informations qu'ils nous délivrent sont assez intéressantes. Cependant alors que Manoeuvre essaie de faire avancer le débat, il est assez gonflant de voir ce blaireau de Géant Vert, qui sous une diction assez pompeuse et prétentieuse, se regarde largement le nombril tout occupé qu'il est à nous sortir des infos d'une platitude navrante. On aurait donc aimé des bonus un peu plus étoffés (dommage de ne pas avoir inclus le clip original de My Way) que cette simple discussion et la BA du film." (http://www.dvdpascher.net/)

J'ai coupé à 3 minutes de la fin, évitant les délires gonflants sur Courtney love... 
Ha, ce réflexe Rock'n'folkien...








samedi 10 août 2013

L'obscénité et la fureur... avant la télé réalité (Filth and Fury)


Les Pistols originaux, avant le saccage de Glen Matlock pour le plus médiatique Sid Vicious...

Honnêtement, je n'ai jamais mordu à l'hameçon Sex Pistols. Surement parce que la caravane "1ère époque" du punk anglais était passée depuis un bail au moment de mon intérêt pour celui-ci en 1981.
De toutes façon, à cette époque, que le groupe soit cité comme quasi unique référence pouvait suffire à m'en détourner ! Moi je préférais la pochette du 1er Damned, son esprit potache, le son des Ruts, le combat du Clash, le fun des Ramones, les synthés de Taxi Girl découvert par le biais de mon père (RIP)... Et le "street punk" était déjà arrivé, avec son lot de groupes tous plus "anti music" les uns que les autres... Puis Vicious, était déjà parti au-delà. Mais son côté "icône", je l'avoue, m'avait quand même séduit. Ado, on se cherche des modèles. Et puis cette façon de porter le Perfecto ! Ces boots de moto !

 Johnny Rotten et Sid Vicious, total fashion punk rock ! (1978)

Ce côté "je vous emmerde tous". Sale petit con. Ouais, voilà bien un modèle qui collait à l'époque. Cela m'allait comme un gant ! L'intérêt était bien plus au niveau de l'attitude que de la musique.
Cela ne veut pas dire que je fus un clone du Sid, comme il y en avait tant à l'époque (salut Kape). Clones qui imitait jusqu'à l'auto-destruction adolescente ou pas... 

Sid, façon Johnny Thunder, son seul vrai héros punk...

Aujourd'hui, avec le recul, je trouve encore plus sensationnel qu'une forme de "mouvement" ait pris forme par le biais de groupes agitateurs et non formatés... Enfin, on sait bien aujourd'hui que tout ça est un peu foireux... De groupes sincères, on en décompte peu. Surement pas les Pistols, à la base tout du moins. Mais cela a suffit à remuer "l'etablishment" du rock'n'roll et de la société coincée du derrière, ce qui fait mon bonheur sans problèmes !
Pour moi, le punk était surtout une façon de surtout ne pas ressembler à mes parents, ni à mes potes de l'époque d'ailleurs... A cette période fallait quand même plus assumer qu'aujourd'hui d'être "différent" !!
Savoir courir ou jouer des poings était primordial.
Aujourd'hui, on a le droit à notre lot de documents historiques, bouquins, films, documentaires sur ce sujet qu'on ne vivait pas comme tel à l'époque (on était encore dans le "no future"). Perso, j'étais loin de penser qu'on en parlerait autant à l'avenir. Tout cela est tellement hyper récupéré aujourd'hui au niveau de la mode, de la zik, du cinéma qu'on en gerberait de dégoût.
J'avais apprécié le côté "do it yourself" remis au goût du jour par l'alternatif français mais j'avoue que les meutes de punks à chiens qui ont déboulés par la suite m'ont laissé dubitatif... Le côté français du rock surement, ou plutôt franchouillard... Puisqu'on est dans l'insulte au truc originel.
Je ne juge pas, je constate. Finir pouilleux et alcoolique au troisième degré n'est pas une fin en soi.
Mais chacun suit sa voie, tracée ou non.


Bon, alors ce film ? Il se veut une remise à l'heure des pendules concernant le 1er boys band (le truc qui en énerve certains) du rock'n'roll... Les héros de l'époque, sauf Sid absent pour cause de cimeterrite aigüe, veulent rétablir toute la vérité sur leur histoire (ha ha ha !) Il est réalisé par Julien Temple, réalisateur de "La grande escroquerie du rock'n'roll" à la fin des Pistols. Film utilisé par Malcom Mc Laren pour récupérer un peu de pognon... Perso, sans grand intérêt, mis à part l'apparition de Sid Pour la cover de "My way".
 
Les Sex Pistols reformés... On se rend compte que Glen Matlock, le bassiste original y retrouve sa place avec classe et naturel.

En lisant "Apathy for the Devil" de Nick Kent, le journaliste rock plus défoncé que les stars sur lesquelles il faisait ses papiers (hormis Keith Richards), le flou sur  la création et l'histoire du groupe pourra paraître encore plus opaque. Personne ne sort indemne d'une histoire (ou escroquerie) du rock'n'roll.
Nick Kent aurait fait découvrir les Stooges et les Modern Lovers aux puceaux du punk rock originel anglais...


D'ailleurs le Nick Kent en question apparait dans le film, accompagné de sa défonce originelle, qui ne l'a pas quitté des seventies riches en groupes d'exception en tout genre...

 Les Pistols, seconde mouture, toujours aussi trash...

Le film est en VO sous titré français pour les cancres comme moi qui préférait aller picoler plutôt que de suivre les cours... Pas de polémique Pistols en ce qui me concerne hein.
On était loin de se douter que tout ce cirque médiatique était que dalle par rapport à ce qui se passe sur vos écrans aujourd'hui... Encore plus merdique car sans charisme ni idéologie...

Part 1 :

Part 2 :

Part 3 :

Part 4 :

Un look qu'on a tous aimé, à l'époque.

Sid donne une leçon de punk rock... C'est de là que l'on se rends compte de l'efficacité des cours de basse donné par Lemmy de Motörhead... (USA, 1978)


BON FILM !

Cadeau BONUS : quelques vidéos de groupes anglais issus de l'époque, les plus médiatisés à l'époque étant XTC, Stranglers, Sex Pistols, Blondie (que viennent ils donc foutre là ?), Ian Dury, Buzzcocks...
On y trouve aussi Taxi Girl (passage à Chorus), Ruts, Dr Feelgood (l'énergie punk vient aussi de là), PIL, Undertones, Generation X,
The Members, Tom Robinson Band, Bow Wow Wow (escroquerie !), Skids, Flying Lizards...
Si mes souvenirs sont bons, c'est en partie issu d'une compile Virgin Records, qui essayaient de récupérer un peu de fric au passage (90's).
Le reste fait parti de mes archives personnelles, glanées sur le web ou sur des VHS, DVd perso.

STARSHOOTER (Chorus)

Les DOGS (Chorus) Pas vraiment issu du punk car présent avant, mais ils méritent une place ici tant leur influence, direct ou indirecte sur le rock'n'roll hexagonal et international est importante. Que cela soit lié au punk rock ou non. Prenez cela comme un hommage.
La formation ici avant l'arrivée de Antoine Masy-Perier (Tony Truant) en seconde guitare.

DR FEELGOOD (Chorus), l'énergie du pub rock a bien servi la cause punk en préparant le terrain.

Taxi Girl, pas mon morceau favori mais prenez le comme un hommage à Daniel Darc (R.I.P)

Virgin Comp. (part 1)

Virgin Comp. (part 2)


jeudi 17 janvier 2013

Joe Strummer, dollars de mémoire



Suite au précédent article sur le seul film valable de tous les temps sur  LE Clash (Un Clash, des Clashes, en bon anglais, nom de dieu !) je voulais revenir un peu sur l'intérêt (surtout financier) que le groupe développa de son vivant, mais encore plus à sa mort...
Entre multiples rééditions avec bonus à la con même pas dignes du groupe et pseudo compiles toutes plus "ultimate" les une que les autres, y'a de quoi perdre sa punkitude au passage, bordel !

Je n'ai pas envie de recenser tout cela ici, je n'en ai pas le temps et cela ne m'intéresse guère, je ne suis pas preneur de ce genre de choses. (ok !?)

Avec la mort de Joe Strummer en 2002, le tiroir caisse se devait de fonctionner à nouveau à plein régime, pour récupérer du fric sur ces doubles ou triples albums vendus par LE Clash de son vivant au prix d'un simple album pour prendre en compte les fans à la dèche et rester un peu plus dignes d'une "street credibility"... (CBS FUCK OFF !!)



Ce n'est pas la musique qui devint le cheval de bataille mais plutôt les fonds de tiroir vidéastes qui trainaient un peu partout et, encore pire, les pseudos reportages "d'intérêt public" mis à toutes les sauces...

 Avec Johnny Ramones, avec qui il continue à trinquer, je lui souhaite.
Peut-être l'a t-il même fait passer à gauche, qui sait...

C'est le cas de ce film, baptisé sobrement "THE CLASH, Joe Strummer, en hommage à Joe Strummer, leader charismatique de THE CLASH"...
Des fois qu'il y aurait des cons pour acheter ce DVD en pensant qu'il parle de la reproduction des pandas.
Il est aussi connu sous le nom de "viva Joe Strummer".



Bon, vous le verrez, c'est assez navrant, si ce truc est fait en hommage de Joe Strummer, je me demande ce qu'aurait pu donner un film voulant salir sa mémoire...
Parsemé d'images d'archives archi connues, pour faire "vrai" et de d'interviews de proches donnant dans le larmoyant pour le côté "poignant"...
Finalement, il vaut mieux rester sur ses propres souvenirs avec ce genre de mec, hey Joe ! garde m'en une pour la route !

Joe nous avait donné les clés à tous, jeunes punks morveux et crades, pour tenter de garder la dignité et la classe, malgré la gloire, la fortune, le mariage, les mômes...
"Stay free !"
(putain, y'a du boulot encore !!!)



Bref, je retourne à mon Rude Boy...



Part 1 :
Part 2 :


Joe Strummer and the Mescaleros : Redemption song (Marley)
Finalement, je préfère autant ce genre d'hommage...



vendredi 2 mars 2012

DAMNED BURN SF


Le concert complet filmé à San Francisco en 1979...
Les Damned font tout pour être haï du public...
Ambiance chaotique ! J'adore !!!!!


DAMNED SCHOCK USA !!!

1ère partie :



Partie 2 :




Partie 3 : 




FILM COMPLET ICI