Les Pistols originaux, avant le saccage de Glen Matlock pour le plus médiatique Sid Vicious...
Honnêtement, je n'ai jamais mordu à l'hameçon
Sex Pistols. Surement parce que la caravane "1ère époque" du punk anglais était passée depuis un bail au moment de mon intérêt pour celui-ci en 1981.
De toutes façon, à cette époque, que le groupe soit cité comme quasi unique référence pouvait suffire à m'en détourner ! Moi je préférais la pochette du 1er Damned, son esprit potache, le son des Ruts, le combat du Clash, le fun des Ramones, les synthés de Taxi Girl découvert par le biais de mon père (RIP)... Et le "street punk" était déjà arrivé, avec son lot de groupes tous plus "anti music" les uns que les autres... Puis Vicious, était déjà parti au-delà. Mais son côté "icône", je l'avoue, m'avait quand même séduit. Ado, on se cherche des modèles. Et puis cette façon de porter le Perfecto ! Ces boots de moto !
Johnny Rotten et Sid Vicious, total fashion punk rock ! (1978)
Ce côté "je vous emmerde tous". Sale petit con. Ouais, voilà bien un modèle qui collait à l'époque. Cela m'allait comme un gant ! L'intérêt était bien plus au niveau de l'attitude que de la musique.
Cela ne veut pas dire que je fus un clone du Sid, comme il y en avait tant à l'époque (salut Kape). Clones qui imitait jusqu'à l'auto-destruction adolescente ou pas...
Sid, façon Johnny Thunder, son seul vrai héros punk...
Aujourd'hui, avec le recul, je trouve encore plus sensationnel qu'une forme de "mouvement" ait pris forme par le biais de groupes agitateurs et non formatés... Enfin, on sait bien aujourd'hui que tout ça est un peu foireux... De groupes sincères, on en décompte peu. Surement pas les Pistols, à la base tout du moins. Mais cela a suffit à remuer "l'etablishment" du rock'n'roll et de la société coincée du derrière, ce qui fait mon bonheur sans problèmes !
Pour moi, le punk était surtout une façon de surtout ne pas ressembler à mes parents, ni à mes potes de l'époque d'ailleurs... A cette période fallait quand même plus assumer qu'aujourd'hui d'être "différent" !!
Savoir courir ou jouer des poings était primordial.
Aujourd'hui, on a le droit à notre lot de documents historiques, bouquins, films, documentaires sur ce sujet qu'on ne vivait pas comme tel à l'époque (on était encore dans le "no future"). Perso, j'étais loin de penser qu'on en parlerait autant à l'avenir. Tout cela est tellement hyper récupéré aujourd'hui au niveau de la mode, de la zik, du cinéma qu'on en gerberait de dégoût.
J'avais apprécié le côté "do it yourself" remis au goût du jour par l'alternatif français mais j'avoue que les meutes de punks à chiens qui ont déboulés par la suite m'ont laissé dubitatif... Le côté français du rock surement, ou plutôt franchouillard... Puisqu'on est dans l'insulte au truc originel.
Je ne juge pas, je constate. Finir pouilleux et alcoolique au troisième degré n'est pas une fin en soi.
Mais chacun suit sa voie, tracée ou non.
Bon, alors ce film ? Il se veut une remise à l'heure des pendules concernant le 1er boys band (le truc qui en énerve certains) du rock'n'roll... Les héros de l'époque, sauf Sid absent pour cause de cimeterrite aigüe, veulent rétablir toute la vérité sur leur histoire (ha ha ha !) Il est réalisé par Julien Temple, réalisateur de "La grande escroquerie du rock'n'roll" à la fin des Pistols. Film utilisé par Malcom Mc Laren pour récupérer un peu de pognon... Perso, sans grand intérêt, mis à part l'apparition de Sid Pour la cover de "My way".
Les Sex Pistols reformés... On se rend compte que Glen Matlock, le bassiste original y retrouve sa place avec classe et naturel.
En lisant "Apathy for the Devil" de Nick Kent, le journaliste rock plus défoncé que les stars sur lesquelles il faisait ses papiers (hormis Keith Richards), le flou sur la création et l'histoire du groupe pourra paraître encore plus opaque. Personne ne sort indemne d'une histoire (ou escroquerie) du rock'n'roll.
Nick Kent aurait fait découvrir les Stooges et les Modern Lovers aux puceaux du punk rock originel anglais...
D'ailleurs le Nick Kent en question apparait dans le film, accompagné de sa défonce originelle, qui ne l'a pas quitté des seventies riches en groupes d'exception en tout genre...
Les Pistols, seconde mouture, toujours aussi trash...
Le film est en VO sous titré français pour les cancres comme moi qui préférait aller picoler plutôt que de suivre les cours... Pas de polémique Pistols en ce qui me concerne hein.
On était loin de se douter que tout ce cirque médiatique était que dalle par rapport à ce qui se passe sur vos écrans aujourd'hui... Encore plus merdique car sans charisme ni idéologie...
Part 1 :
Part 2 :
Part 3 :
Part 4 :
Un look qu'on a tous aimé, à l'époque.
Sid donne une leçon de punk rock... C'est de là que l'on se rends compte de l'efficacité des cours de basse donné par Lemmy de Motörhead... (USA, 1978)

BON FILM !
Cadeau BONUS : quelques vidéos de groupes anglais issus de l'époque, les plus médiatisés à l'époque étant XTC, Stranglers, Sex Pistols, Blondie (que viennent ils donc foutre là ?), Ian Dury, Buzzcocks...
On y trouve aussi Taxi Girl (passage à Chorus), Ruts, Dr Feelgood (l'énergie punk vient aussi de là), PIL, Undertones, Generation X,
The Members, Tom Robinson Band, Bow Wow Wow (escroquerie !), Skids, Flying Lizards...
Si mes souvenirs sont bons, c'est en partie issu d'une compile Virgin Records, qui essayaient de récupérer un peu de fric au passage (90's).
Le reste fait parti de mes archives personnelles, glanées sur le web ou sur des VHS, DVd perso.
STARSHOOTER (Chorus)
Les DOGS (Chorus) Pas vraiment issu du punk car présent avant, mais ils méritent une place ici tant leur influence, direct ou indirecte sur le rock'n'roll hexagonal et international est importante. Que cela soit lié au punk rock ou non. Prenez cela comme un hommage.
La formation ici avant l'arrivée de Antoine Masy-Perier (Tony Truant) en seconde guitare.
DR FEELGOOD (Chorus), l'énergie du pub rock a bien servi la cause punk en préparant le terrain.
Taxi Girl, pas mon morceau favori mais prenez le comme un hommage à Daniel Darc (R.I.P)
Virgin Comp. (part 1)
Virgin Comp. (part 2)