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mercredi 23 avril 2014

Neat Neat Neat #36, tu plaques un accord, ça fait Twang, et hop, tu joues de la musique.

Le punk a répété les attitudes mêmes qu'il dénonçait (ennui et indifférence) et nous attendions qu'un groupe se pointe qui, au moins, se donne la peine de se soucier de quelque chose. (Lester Bangs, New Musical Express, décembre 1977)

 

  Pour télécharger l'émission en qualité optimale, cliquer sur l'image
(valable jusqu'à la mort du lien)

 
écoute directe ici


1 - BITTER SWEET KICKS - Putain De Merde - LP Beast Records -
De la pure poésie Australe d'entrée de jeu dans NEatX3, avouez que vous en rêviez !
Après une précédente sortie chez Beast records remarquable et remarquée, les BITTER SWEET KICKS enfoncent un peu plus le clou... Après des apparitions live détonnantes, il semble bien qu'ils souhaitent marquer encore plus les esprits sur disques ! Ici, on est preneur.





2 - JON SPENCER BLUES EXPLOSION - Do You Wanna Get It - Jukebox Explosion/Rockin' Mid-90's Punkers!, In The Red Records -
Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous mais pour moi, le JSBX a toujours été l'objet d'une fascination / répulsion. Début 90's, j'étais plutôt bien contents de les avoir comme faire valoir d'un son, d'une attitude, d'une forme d'extrémisme musical revendiqué (voir "Crypt Style"). Puis, comme il leur avait été collée cette étiquette "Indie", j'avais gardé une oreille sur le groupe en abordant une certaine méfiance. Cependant, il faut bien leur avouer une certaine constance, même si leur discographie est digne d'un grand 8 américain. Ici on les retrouve sur une compilation portée par In The Red, le label qui ne manque pas de références, avec une bonne partie des singles réalisés dans le cadre du "Jukebox serie"  du label justement, et avec une pochette qui se veut un hommage à "Back from the grave". Les voilà ici en compagnie de Dr John au piano. De quoi apporter une autre forme de reconnaissance, n'est ce pas.



3 - THE RINGS - I Wanna Be Free - Comp There is no Such Thing as Society (Get a job, get a car, get a bed, get drunk !)
Underground punk and post-punk  in the UK 1977-81, Vol.2, Soul Jazz Records -
S'ajoutant avec brio à la série des compiles "Killed by Death", qui pour moi restent bien au dessus même si elles sont moins documentées, Soul Jazz records joue les complétistes en sortant un double LP de singles qui sont comme autant de témoignages d'une époque où le DIY rock'n'roll connut ses heures de gloire. Ici le sujet est cette vague punk rock (appelée aussi New Wave) où les singles, véritables faits d'armes revendicatifs poussaient à tous les coins de rue. On retrouve le 1er single étiqueté "punk" sorti chez Chiswick records. Le groupe est mené par un ex Pink Fairies et ils n'ont sorti que ce single. Dans le même temps, le label préparait la sortie d'un autre groupe : Motörhead.


4 - THE DAMNED - New rose - 7" Stiff Records -
Vu l'ambiance, repiquer à ce 1er single punk anglais historique pourrait presque s'imposer. Même si on se méfie ici de ce qui peut être trop facile, y'a pas de mal à se (re) faire du bien ! Que de vocations grâce à cette ambiance plutôt créatrice que réellement destructrice.
Normal qu'on ne s'en remette pas !





5 - THE CIGARETTES -  They're Back Again, Here They Come - Comp There is no Such Thing as Society (Get a job, get a car, get a bed, get drunk !)
Underground punk and post-punk  in the UK 1977-81, Vol.2, Soul Jazz Records -
Second extrait de cette compile tournée vers le punk anglais avec ce groupe formé en 1978 qui, si ils singent admirablement les vocaux à la Rotten, semble pour autant plus proche du côté pop des Buzzcocks. Le groupe a sorti un EP en plus de ce single qui sonne "so British" !


6 - BORN IN FLAMES - Harmony in my Head - Blast of Rock'n'roll for a good cause comp, Rockers contre le sida Records -
Les BUZZCOCKS que l'on retrouve à travers cette chouette cover personnalisée par les défunts (mais toujours dans nos coeurs !) Born in Flames, de Rennes. Le morceau est certes bon, donc difficile à descendre, mais quand même, quelle personnalité !




7 - RANDY - Cheap Thrills - Welfare Problems, Burning Heart records -
D'abord formés autour d'un son hérité de groupes comme NOFX, les suédois de Randy ont su convaincre en mêlant ensuite un punk rock, plutôt d'obédiance 77, à un son garage tout en réussissant à ne pas faire dans le cliché. C'est plutôt réussi et cet album est devenu un classique.



8 - THE NERVES -  TV Adverts - Comp There is no Such Thing as Society (Get a job, get a car, get a bed, get drunk !)
Underground punk and post-punk  in the UK 1977-81, Vol.2, Soul Jazz Records -
Formés en 1978, le groupe profita du succès du label, qui venait de sortir le groupe UB40, pour sortir ce single d'obédiance pop (ben oui). Un son qui marque bien l'époque aussi. Nerves, Adverts... hum,hum !



9- THE CHECKERS - Bad Girl - Make A Move, Teenacide records -
Mélant le meilleur de la power pop aux sonorités punk rock made in 78/79, on a l'impression avec les Checkers américains, de retourner à la grande époque du Blondie originel, ne faisant pas de concessions, mais possédant un mot d'ordre du genre : "Fun fun fun" !! Pas besoin de préciser que ce groupe, qui a sorti deux albums sur ce label, fait partie des "valeurs sures" de votre hôte. Bienvenu(e), donc.

10 - THE BRIEFS - Big dog - Hit After Hit, Dirtnap records -
Retour du punk rock en 2000 : vélocité, humour, guitare acérées, beats explosifs.
Ouaip, les Briefs en sont bien le symbole avec leur punk rock originel décomplexé...
Dans une autre vie, sur un autre blog, j'avais du écrire un article là-dessus (cherchez bien !)
En attendant, ils méritaient bien une place par ici, avec cet extrait de leur 1er album.



11 - LISA AND THE LIPS - Push - Self title LP, Vicious Circle Records -
Forgé dans la meilleure Soul du groupe dont sont issus Bob Venum et Lisa Kelikaula, j'ai nommé les Bellrays, Lisa and the lips c'est Hammond, Wurlitzer, piano, vieux amplis à lampes, pédales, cuivres… 10 titres écrits par Lisa, Bob, Pablo « Funky » Perez et Henrik Widen (suédois, membre des Diamond Dogs), rapatriés de l’autre côté de l’Atlantique
pour y être mixés et masterisés. Pensez qu’ils sont huit ! La grosse artillerie, le grand jeu ! Chaud Bouillant big band funk qui carbure à l'énergie. Adorables !




12 - THE BELLRAYS - Have a Little Faith - Meet the Bellrays, Telstar records -
On retrouve d'ailleurs les fameux Bellrays avec une version moins léchée, enfin, sonnant plus "brut"ou moins "arrangée"  de leur tube popularisé en 2006 sur l'album éponyme.
Il s'agit là d'un bonus track du CD sorti en 2002 compilant les albums “Let It Blast” et “Grand Fury”. Et, on préférera toujours les Bellrays à Lisa and the Lips, pour leur côté plus"mordant" et
moins conventionnel... 
(j'ai pas dit moins commercial).


 13 - THE ROYAL PREMIERS - Alright - Friday Night Curse, Kizmiaz records -
Le groupe nantais qui file des fourmis dans les jambes, celui qui vous plonge dans une faille
spatio-temporelle remontant les joyeuses 60's... Ouaip, franchement vu la pêche qu'ils distribuent on serait bien bête de les louper ! Après un single et un EP, voici l'album ! Merci Kizmiaz...  Kiss, Kiss !





14 - CUTE LEPERS - Smart Accessories - Smart Accessories, Damged Good Records -
Transition idéale pour passer d'un son groovie au retour à la réalité punk / Power pop de ce numéro. Attention, les Cute Lepers ne possédent pas qu'un tube, mais celui-ci mérite l'attention de Tous car il est universel ! Le punk mène à tout, même à la power pop d'exception ! Un titre que même les Fleshtones  au hasard, auraient aimé écrire ! Le plus anglais des groupes américains !




15 - THE SKUNKS - Earthquake Shake - Kill The Hippies ! Kill Yourself ! The American Nation Destroys its Youngs
Underground punk in the United States of America, Vol.1, Soul Jazz Records -
Formé fin 1978, ce groupe américain originaire d'Austin n'a pas eu une durée de vie super longue, mais au moins, on a pas eu le temps de s'ennuyer ! Ce 1er single a été enregistré dans le garage d'un pote pour 10 dollars... Et ce morceau semble être le meilleur truc qu'ils aient pondu.

16 - BULLDOZER - J'suis punk - Riot and Dance, Comp Killed By Death #200 -
Humour potache, treizième degré, tout le résumé d'une idéologie  en un seul morceau !
On laisse l'aspect politique au Clash, nous on préfère danser et se marrer ! Certains français
avaient bien compris le truc... Même en venant de la variété.



17 - THE LEWD - Kill yourself - Kill The Hippies ! Kill Yourself ! The American Nation Destroys its Youngs
Underground punk in the United States of America, Vol.1, Soul Jazz Records -
Formé en 1978 à Seattle, les Lewd ont fait la première partie des RAMONES en 78 puis ont glissé doucement vers la tendance hardcore du punk en émigrant à San Francisco en 1979. Ils n'ont enregistré qu'un EP 3 titres et un album avant de se séparer en 1982.


18 - LA FLINGUE - Tue Ta Jeunesse - Pop Fracture, P-Trash records / Crapoulet records -
Troisième tome du gang marseillais avec son frontman hyper actif Olivier Gasoil. Des textes
profonds et engagés, de la rigueur et du bon sens... Naaaan, j'déconne !


19 - 999 - Obsessed - Concrete, Albion records -
Les meilleurs potes du Clash vieillissent bien sur cet lp sorti en 1981 où ils retrouvent leur batteur originel qui a survécu à un grave accident de voiture aprés un stand-by de plusieurs mois. Formés depuis 1976, sous diverses appellations avant de se fixer sur 999, le groupe joue un rock 'n'roll dur, racé et élégant avec un brin d'humour toujours bienvenu. Surement ce qui le fait traverser les âges sans paraître daté. Ce cinquième album n'a pas à rougir face à
ses prédécesseurs plus marqués par la vague punk anglaise de 1977. En plus le morceau sonne comme une sorte d'hommage au groupe The Shadows...


20 - THE KNOTS - Action - Kill The Hippies ! Kill Yourself ! The American Nation Destroys its Youngs
Underground punk in the United States of America, Vol.1, Soul Jazz Records -
Complétement influencés par les New York Doll ou les Heartbreakers par la suite, voilà un groupe qui aurait pu perdurer si son frontman n'avait pas été décrit comme un toxicomane et de criminel par le fondateur du groupe Joey Pinter. Ce que Seymour Stein, Sire records, prit très au sérieux au point de les refuser sur son label. Pourtant, quelle classe ! Grosse perte pour le Rock'n'roll ! Un morceau repris par les New Bomb Turks à l'époque où ils étaient encore les bienvenus sur Epitaph records et plus près de nous, par les SPLASH 4 ! L'autre morceau du single dont est tiré ce morceau n'est pas mal non plus !





21 - THE SENDERS - Fat Face - Outrageous and contagious, Devil Jukebox records -
Enregistré live au CBGB's, voilà bien un original du groupe qui démontre à quel point rythm'n'blues, pub-rock et punk rock peuvent cohabiter sans problèmes ! Notre français expatrié aux US préféré commence à nous manquer car on na plus beaucoup de nouvelles depuis la parution de son excellent livre  "Au-delà de l'Avenue D". Ici, on peut apprécier toute sa "gouaille" et le morceau est diablement bon ! Flip, on ne t'oublie pas !




22 - HIPBONE SLIM AND THE KNEETREMBLERS - I'm YourTalisman - Beast Records -
On s'enfonce dans le bayou pour une ballade empoisonnée et charmeuse. Hipbone Slim et
ses trembleurs de genoux nous font claquer des dents et palpiter du coeur ! Grandiose !




23 - THE CRAMPS - All Women Are Bad - Stay Sick ! Big Beat records -
Un petit détour Crampsien, une fois n'est pas coutume, histoire de se remettre en oreille un groupe essentiel de la grande histoire rock'n'roll... Toujours eu un petit faible pour cet album produit par Poison Ivy. You're not so bad, baby !!




24 - BIRDS ARE ALIVE - Can't Find My mind - Cramped! Ep, Kizmiaz records -
Le one man band nantais reprends un morceau du Psychedelic Jungle historique.
Toujours tiré de ce fabuleux EP book réalisé par le label nantais lui aussi... Super cover.
Cramps un jour, Cramps toujours ?



25 - WEIRD OMEN - It's up to you - Last train for love, Beast records -
Quelle belle galette que voilà ! Et on reste dans l'ambiance s'il vous plaît ! Ce trio de Limoges
a de quoi péter toute la porcelaine de mémé (ouais, je sais...) avec des membres qui ont ou jouent encore dans diverses formations telles que King Khan & the Shrines, Bee Dee Kay & the Roller Coaster ou Lost Communists  pour ne citer que les plus connues !! Ambiance 50's, avec un soupçon de pop (bien vu !)...  A suivre !




26 - HEAD ON - Rock in my bones - Changing Shape, Beast records -
On reste chez la bête pour célébrer la sortie du nouvel album des HEAD ON.
Enregistré, produit et mixé par Pete Ross que l'on retrouve aussi comme musicien. Une compo des 6Ft Hick si chéris se glisse même sur la galette...   Des textes écrits ou co-écrit avec Suzy Sapphire, des musiciens qui viennent prêter main forte...Mais on y reviendra car cet album, est diablement bon ! J'ai choisi ce morceau, soutenu par le sax de Fred "Rollercoaster" (voir au dessus !) qui collait bien à l'ambiance de l'émission.




Notez bien : Les photos illustrant les extraits de compiles Soul Jazz n'ont rien à voir avec les groupes. Elles ont été choisies car elles collent bien à l'ambiance. 

En vedette : 

  HEAD ON

THE SENDERS live !

LA FLINGUE


 Une partie de la prog de ce numéro...

 


samedi 10 août 2013

L'obscénité et la fureur... avant la télé réalité (Filth and Fury)


Les Pistols originaux, avant le saccage de Glen Matlock pour le plus médiatique Sid Vicious...

Honnêtement, je n'ai jamais mordu à l'hameçon Sex Pistols. Surement parce que la caravane "1ère époque" du punk anglais était passée depuis un bail au moment de mon intérêt pour celui-ci en 1981.
De toutes façon, à cette époque, que le groupe soit cité comme quasi unique référence pouvait suffire à m'en détourner ! Moi je préférais la pochette du 1er Damned, son esprit potache, le son des Ruts, le combat du Clash, le fun des Ramones, les synthés de Taxi Girl découvert par le biais de mon père (RIP)... Et le "street punk" était déjà arrivé, avec son lot de groupes tous plus "anti music" les uns que les autres... Puis Vicious, était déjà parti au-delà. Mais son côté "icône", je l'avoue, m'avait quand même séduit. Ado, on se cherche des modèles. Et puis cette façon de porter le Perfecto ! Ces boots de moto !

 Johnny Rotten et Sid Vicious, total fashion punk rock ! (1978)

Ce côté "je vous emmerde tous". Sale petit con. Ouais, voilà bien un modèle qui collait à l'époque. Cela m'allait comme un gant ! L'intérêt était bien plus au niveau de l'attitude que de la musique.
Cela ne veut pas dire que je fus un clone du Sid, comme il y en avait tant à l'époque (salut Kape). Clones qui imitait jusqu'à l'auto-destruction adolescente ou pas... 

Sid, façon Johnny Thunder, son seul vrai héros punk...

Aujourd'hui, avec le recul, je trouve encore plus sensationnel qu'une forme de "mouvement" ait pris forme par le biais de groupes agitateurs et non formatés... Enfin, on sait bien aujourd'hui que tout ça est un peu foireux... De groupes sincères, on en décompte peu. Surement pas les Pistols, à la base tout du moins. Mais cela a suffit à remuer "l'etablishment" du rock'n'roll et de la société coincée du derrière, ce qui fait mon bonheur sans problèmes !
Pour moi, le punk était surtout une façon de surtout ne pas ressembler à mes parents, ni à mes potes de l'époque d'ailleurs... A cette période fallait quand même plus assumer qu'aujourd'hui d'être "différent" !!
Savoir courir ou jouer des poings était primordial.
Aujourd'hui, on a le droit à notre lot de documents historiques, bouquins, films, documentaires sur ce sujet qu'on ne vivait pas comme tel à l'époque (on était encore dans le "no future"). Perso, j'étais loin de penser qu'on en parlerait autant à l'avenir. Tout cela est tellement hyper récupéré aujourd'hui au niveau de la mode, de la zik, du cinéma qu'on en gerberait de dégoût.
J'avais apprécié le côté "do it yourself" remis au goût du jour par l'alternatif français mais j'avoue que les meutes de punks à chiens qui ont déboulés par la suite m'ont laissé dubitatif... Le côté français du rock surement, ou plutôt franchouillard... Puisqu'on est dans l'insulte au truc originel.
Je ne juge pas, je constate. Finir pouilleux et alcoolique au troisième degré n'est pas une fin en soi.
Mais chacun suit sa voie, tracée ou non.


Bon, alors ce film ? Il se veut une remise à l'heure des pendules concernant le 1er boys band (le truc qui en énerve certains) du rock'n'roll... Les héros de l'époque, sauf Sid absent pour cause de cimeterrite aigüe, veulent rétablir toute la vérité sur leur histoire (ha ha ha !) Il est réalisé par Julien Temple, réalisateur de "La grande escroquerie du rock'n'roll" à la fin des Pistols. Film utilisé par Malcom Mc Laren pour récupérer un peu de pognon... Perso, sans grand intérêt, mis à part l'apparition de Sid Pour la cover de "My way".
 
Les Sex Pistols reformés... On se rend compte que Glen Matlock, le bassiste original y retrouve sa place avec classe et naturel.

En lisant "Apathy for the Devil" de Nick Kent, le journaliste rock plus défoncé que les stars sur lesquelles il faisait ses papiers (hormis Keith Richards), le flou sur  la création et l'histoire du groupe pourra paraître encore plus opaque. Personne ne sort indemne d'une histoire (ou escroquerie) du rock'n'roll.
Nick Kent aurait fait découvrir les Stooges et les Modern Lovers aux puceaux du punk rock originel anglais...


D'ailleurs le Nick Kent en question apparait dans le film, accompagné de sa défonce originelle, qui ne l'a pas quitté des seventies riches en groupes d'exception en tout genre...

 Les Pistols, seconde mouture, toujours aussi trash...

Le film est en VO sous titré français pour les cancres comme moi qui préférait aller picoler plutôt que de suivre les cours... Pas de polémique Pistols en ce qui me concerne hein.
On était loin de se douter que tout ce cirque médiatique était que dalle par rapport à ce qui se passe sur vos écrans aujourd'hui... Encore plus merdique car sans charisme ni idéologie...

Part 1 :

Part 2 :

Part 3 :

Part 4 :

Un look qu'on a tous aimé, à l'époque.

Sid donne une leçon de punk rock... C'est de là que l'on se rends compte de l'efficacité des cours de basse donné par Lemmy de Motörhead... (USA, 1978)


BON FILM !

Cadeau BONUS : quelques vidéos de groupes anglais issus de l'époque, les plus médiatisés à l'époque étant XTC, Stranglers, Sex Pistols, Blondie (que viennent ils donc foutre là ?), Ian Dury, Buzzcocks...
On y trouve aussi Taxi Girl (passage à Chorus), Ruts, Dr Feelgood (l'énergie punk vient aussi de là), PIL, Undertones, Generation X,
The Members, Tom Robinson Band, Bow Wow Wow (escroquerie !), Skids, Flying Lizards...
Si mes souvenirs sont bons, c'est en partie issu d'une compile Virgin Records, qui essayaient de récupérer un peu de fric au passage (90's).
Le reste fait parti de mes archives personnelles, glanées sur le web ou sur des VHS, DVd perso.

STARSHOOTER (Chorus)

Les DOGS (Chorus) Pas vraiment issu du punk car présent avant, mais ils méritent une place ici tant leur influence, direct ou indirecte sur le rock'n'roll hexagonal et international est importante. Que cela soit lié au punk rock ou non. Prenez cela comme un hommage.
La formation ici avant l'arrivée de Antoine Masy-Perier (Tony Truant) en seconde guitare.

DR FEELGOOD (Chorus), l'énergie du pub rock a bien servi la cause punk en préparant le terrain.

Taxi Girl, pas mon morceau favori mais prenez le comme un hommage à Daniel Darc (R.I.P)

Virgin Comp. (part 1)

Virgin Comp. (part 2)


jeudi 17 janvier 2013

Joe Strummer, dollars de mémoire



Suite au précédent article sur le seul film valable de tous les temps sur  LE Clash (Un Clash, des Clashes, en bon anglais, nom de dieu !) je voulais revenir un peu sur l'intérêt (surtout financier) que le groupe développa de son vivant, mais encore plus à sa mort...
Entre multiples rééditions avec bonus à la con même pas dignes du groupe et pseudo compiles toutes plus "ultimate" les une que les autres, y'a de quoi perdre sa punkitude au passage, bordel !

Je n'ai pas envie de recenser tout cela ici, je n'en ai pas le temps et cela ne m'intéresse guère, je ne suis pas preneur de ce genre de choses. (ok !?)

Avec la mort de Joe Strummer en 2002, le tiroir caisse se devait de fonctionner à nouveau à plein régime, pour récupérer du fric sur ces doubles ou triples albums vendus par LE Clash de son vivant au prix d'un simple album pour prendre en compte les fans à la dèche et rester un peu plus dignes d'une "street credibility"... (CBS FUCK OFF !!)



Ce n'est pas la musique qui devint le cheval de bataille mais plutôt les fonds de tiroir vidéastes qui trainaient un peu partout et, encore pire, les pseudos reportages "d'intérêt public" mis à toutes les sauces...

 Avec Johnny Ramones, avec qui il continue à trinquer, je lui souhaite.
Peut-être l'a t-il même fait passer à gauche, qui sait...

C'est le cas de ce film, baptisé sobrement "THE CLASH, Joe Strummer, en hommage à Joe Strummer, leader charismatique de THE CLASH"...
Des fois qu'il y aurait des cons pour acheter ce DVD en pensant qu'il parle de la reproduction des pandas.
Il est aussi connu sous le nom de "viva Joe Strummer".



Bon, vous le verrez, c'est assez navrant, si ce truc est fait en hommage de Joe Strummer, je me demande ce qu'aurait pu donner un film voulant salir sa mémoire...
Parsemé d'images d'archives archi connues, pour faire "vrai" et de d'interviews de proches donnant dans le larmoyant pour le côté "poignant"...
Finalement, il vaut mieux rester sur ses propres souvenirs avec ce genre de mec, hey Joe ! garde m'en une pour la route !

Joe nous avait donné les clés à tous, jeunes punks morveux et crades, pour tenter de garder la dignité et la classe, malgré la gloire, la fortune, le mariage, les mômes...
"Stay free !"
(putain, y'a du boulot encore !!!)



Bref, je retourne à mon Rude Boy...



Part 1 :
Part 2 :


Joe Strummer and the Mescaleros : Redemption song (Marley)
Finalement, je préfère autant ce genre d'hommage...



vendredi 31 août 2012

Ce n'etait qu'un "Au revoir", Buzz... Cocks !


1981, la formation originale du groupe mancunien joue l'un de ses derniers concerts à Hambourg, la ville de la saucisse et de la bière devant un parterre de punks à moustache et de chevelus en tous genre. Bien, au moins le code vestimentaire dicté par la presse quelques années auparavant n'a toujours pas de prise sur les Buzzcocks ni leur public.
Le groupe est super en place, le batteur John Maher frappe toujours aussi vite et bien (lui qui avait réussi à impressionner Rat Scabies avec son jeu de batterie ! Mettre la tête dans la grosse caisse ne lui en avait pas fait découvrir le secret !). Les guitares vrombissent sans alourdir l'ambiance, et la basse est un vrai métronome, tout ce beau monde servant la soupe au plus près de l'os, à Pete Shelley l'éternel ado au chant (mais c'est aussi ça le secret de l'éternel jeunesse, le rock'n'roll baby !)
Je ne me suis vraiment intéressé aux Buzzcocks que vers le milieu des 80's,  parce que beaucoup de groupes chéris, tel les Thugs, les citaient systématiquement comme référence.


Grâce à ce type de déclaration, moi qui les trouvait toujours trop "p(r)op(res)" à cette époque trouble, j'avais du faire l'effort d'aller chercher le côté sonique des guitares. Bien m'en a pris puisqu'à partir de là, ils tournaient en boucle dans mon esprit, mon walkman, ma platine... Mieux vaut tard que jamais me direz-vous, nom de dieu !


Reformés en 1989, ce groupe fait mentir tous les propos négatifs sur les re-formations en tout genre, ou bien peut-être sont ils la belle exception...
En tous les cas, leur nouveau bassiste Tony Barber, surement le fan n°1 du groupe est à l'origine d'une relance du mythe Buzzcocks.
J'avais eu l'occasion de discuter avec lui en 1993, suite à un concert déchainé dans ma vieille ville rémoise, à l'usine. Je l'avais fait sourire en l'appelant "le Captain Sensible" des Buzzcocks, lui qui avait les mêmes cheveux décolorés à l'époque et qui semblait posséder ce même sourire malin et amusé au coin des lèvres.
Ce concert semblait, d'après les documents "historiques", ne souffrir d'aucune comparaison avec la "belle époque" je dirais même qu'il y avait surement un meilleur jeu de scène (grâce à Tony, notamment).
On retrouve cette énergie sur l'album live "French" enregistré en tournée à peu près à l'époque et on en saisit bien le jus, la frénésie et le plaisir du groupe.

Tony Barber, 1er à droite, bassiste constant du groupe depuis la re-formation (les batteurs,eux ont déjà changé à plusieurs reprises). Il semble, en plus de son rôle de bassiste, être partie prenante dans la nouvelle dynamique de merchandising, le site des Buzzcocks et il compose beaucoup de nouveaux morceaux !
Part 1 :
 
Why She's a Girl from the Chainstore - What Do I Get?  - Fast Cars
Fiction Romance - Harmony in My Head - Everybody's Happy Nowadays - Lipstick -
Ever Fallen in Love? - Something's Gone Wrong Again 

Part 2
 
 Airwaves Dream - Strange Things - Noise Annoys - What Do You Know?       
I Believe - Love Battery  - Times Up  - Boredom




On retrouve Tony Barber ici, sur le titre "Boredom" live en 1996 à Blackpool, portant le groupe par son enthousiasme, même si les deux protagonistes d'origine ne semblent jamais avoir perdu le leur !


Certaines mauvaises langues trouvent le groupe trop "gros", trop "vieux" mais il reste encore aujourd'hui une belle prolongation de l'aventure avec des albums qui n'ont presque rien à envier à ceux réalisés sous l'ancienne mouture originelle. D'ailleurs voici un concert enregistré en 2003 pour le démontrer. Garder l'oeil et les oreilles grandes ouvertes, ainsi que le coeur, à qui on ne saurait mentir....


Part 1 :
"Live at Sheperds  Bush Empire" 2003

1. Boredom 2. Fast Cars 3. I Don't Mind 4. Love Battery 5. Autonomy 6. Oh Shit 7. Harmony in My Head 8. Jerk 9. Love You More 10. Breakdown 11. Something's Gone Wrong Again 12. Sitting Around At Home 13. Wake Up Call

Part 2 :  

14. Get On Our Own 15. Driving You Insane 16. Keep On 17. Mad Mad Judy 18. Totally From The Heart 19. Friends 20. Lester Sands 21. Noise Annoys 22. I Believe

 Part 3 :
 (Rappel) 
23. You Know You Can't Help It 24. What Do I Get 25. Times Up
26. I Don't Know What To Do With My Life
 27. 16
28. Why She's A Girl From The Chain Store
29. You Say You Don't Love Me
30.Promises
31.Orgasm Addict
32.Ever Fallen In Love With Someone


En bonus, un concert de 1990 retrouvé dans mes archives :
Part 1 :


Part 2 :