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samedi 1 juin 2013

Café, clopes et toutes sortes de choses...


Troisième voyage à travers l'oeuvre cinématographique de Jim Jarmusch avec cette fois-ci une thématique autour de la rencontre (comme toujours) autour de cet emblème que les lois sanitaires finiront bien par faire disparaître : Le Café Clope.

Pendant le tournage

Joe Strummer n'a t-il pas déclaré un jour un truc du genre "les oeuvres d'artistes fumeurs devraient être interdites aux non fumeurs, ils ne devraient pas y avoir accès, vu que la plupart sont contre le tabagisme."
Moi même ne fumant qu'à l'occase de libations alcoolisées, je ne juge pas.

Otis Redding : Cigarettes and coffee

Enfin bref, Jarmusch nous entraîne donc dans différents endroits à travers différentes rencontres ou retrouvailles de personnes qui échangent toutes autour de ce fameux café clopes. Cela donne des tranches de vie comme il sait si bien les mettre en scène : souvent caustiques, parfois touchantes mais toujours chargées d'émotions.
Le film est sorti en 2003.


Voici donc une dizaine de sketchs qui parle de rencontres, d'amitié, de sentiments, de fraternité. Le genre de truc que le tiédasse Facebook ne permet pas, soit dit en passant...
Donc sortez, foutez le camp dehors, laissez tomber ce blog !

Je ne vous ferez pas le résumé de ces petites vignettes, elles sont trop courtes et cela pourrait "casser l'ambiance".
Un paquet d'acteurs de renom ou pas défilent à l'écran comme d'hab' et on a le droit à des guest-stars issus du rock'n'roll comme souvent chez Jarmusch.

Le truc bien, c'est que vous pouvez choisir le sketch qui vous intéresse puisque j'ai tout découpé morceau par morceau. Bon film !

Steven Wright, Roberto Benigni


Cinqué Lee, Steve Buscemi, Joie Lee


 Joseph Rigano, Vinny Vella Jr., Vinny Vella

 Renée French

Alex Descas, Isaach de Bankolé

 Cate Blanchett, Katy Hansz

Meg White, Jack White

 Alfred Molina, Steve Coogan

Genius/GZA, RZA, Bill Murray

  William Rice, Taylor Mead

En hommage à l'ex chanteur du Clash, décédé en décembre 2002, la musique du film fut illustrée, entre autres, par "Joe Strumme and The Mescaleros" avec le titre "Midnight Jam" extrait de l'ultime album "Streetcore" :

Joe Strummer et Jim Jarmusch, 1986.

Le clip, visible sur le DVD sorti en 2008.



 L'affiche américaine du film


jeudi 17 janvier 2013

Joe Strummer, dollars de mémoire



Suite au précédent article sur le seul film valable de tous les temps sur  LE Clash (Un Clash, des Clashes, en bon anglais, nom de dieu !) je voulais revenir un peu sur l'intérêt (surtout financier) que le groupe développa de son vivant, mais encore plus à sa mort...
Entre multiples rééditions avec bonus à la con même pas dignes du groupe et pseudo compiles toutes plus "ultimate" les une que les autres, y'a de quoi perdre sa punkitude au passage, bordel !

Je n'ai pas envie de recenser tout cela ici, je n'en ai pas le temps et cela ne m'intéresse guère, je ne suis pas preneur de ce genre de choses. (ok !?)

Avec la mort de Joe Strummer en 2002, le tiroir caisse se devait de fonctionner à nouveau à plein régime, pour récupérer du fric sur ces doubles ou triples albums vendus par LE Clash de son vivant au prix d'un simple album pour prendre en compte les fans à la dèche et rester un peu plus dignes d'une "street credibility"... (CBS FUCK OFF !!)



Ce n'est pas la musique qui devint le cheval de bataille mais plutôt les fonds de tiroir vidéastes qui trainaient un peu partout et, encore pire, les pseudos reportages "d'intérêt public" mis à toutes les sauces...

 Avec Johnny Ramones, avec qui il continue à trinquer, je lui souhaite.
Peut-être l'a t-il même fait passer à gauche, qui sait...

C'est le cas de ce film, baptisé sobrement "THE CLASH, Joe Strummer, en hommage à Joe Strummer, leader charismatique de THE CLASH"...
Des fois qu'il y aurait des cons pour acheter ce DVD en pensant qu'il parle de la reproduction des pandas.
Il est aussi connu sous le nom de "viva Joe Strummer".



Bon, vous le verrez, c'est assez navrant, si ce truc est fait en hommage de Joe Strummer, je me demande ce qu'aurait pu donner un film voulant salir sa mémoire...
Parsemé d'images d'archives archi connues, pour faire "vrai" et de d'interviews de proches donnant dans le larmoyant pour le côté "poignant"...
Finalement, il vaut mieux rester sur ses propres souvenirs avec ce genre de mec, hey Joe ! garde m'en une pour la route !

Joe nous avait donné les clés à tous, jeunes punks morveux et crades, pour tenter de garder la dignité et la classe, malgré la gloire, la fortune, le mariage, les mômes...
"Stay free !"
(putain, y'a du boulot encore !!!)



Bref, je retourne à mon Rude Boy...



Part 1 :
Part 2 :


Joe Strummer and the Mescaleros : Redemption song (Marley)
Finalement, je préfère autant ce genre d'hommage...