Affichage des articles dont le libellé est 2003. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2003. Afficher tous les articles

dimanche 9 mars 2014

THE FUCKIN' STOOGES, Mesdames et Messieurs !



Real Cool Times, covered by The Nomads


Arrivé dans une forme d'impasse avec ses disques solos, parfois bons, mais surtout souvent fourre-tout, donc indigeste, Iggy Pop décide de relancer la folie Stoogienne au début des années 00's.
Il est important de noter que ses deux premiers albums solo, enregistré sous la houlette de David Bowie, sont, en ce qui me concerne, a mettre à part...
Faut dire, qu'il n'a pas du être insensible aux différents tribute-bands qui fleurissent depuis un moment (toujours !) dont le point culminant est sans doute le projet piloté par Jay Mascis, l'âme des Dinosaur Jr, groupe stoogien si il en est, du côté grungy, voire hardcore du rock'n'roll.
En effet le "Stooges Project" n'est composé de rien moins que les Asheton brothers et Mike Watt, autre légende du "son qui bastonne" américain  Minutemen à la basse pour remplacer Dave Alexander, le bassiste original absent pour cause de décès.
L'idée est née lors d'une tournée américaine de Jim Mascis & The Fog - groupe dans lequel l'ex-Minutemen Mike Watt tient la basse. En effet, souvent, le guitariste Ron Asheton les rejoignait sur scène pour se lancer dans quelques reprises des Stooges ... Les trois compères ont alors décidé de pousser les choses encore plus loin, en imaginant ce "projet" et en faisant appel au frère de Ron, Scott, à la batterie.

Le Stooges Project en 2002
 
Ron Asheton, Jay Mascis, Mike Watt, Scott Asheton

Stooges Project

Le projet Stooges, de passage aux Transmusicales de Rennes en 2002 verra même Dominic Sonic, le chanteur issu des bretons  Kalashnikov, dont la carrière solo est fortement influencée par Iggy et sa bande entre autres, accompagner le groupe pour un "No Fun" historique.

Dominic Sonic avec ses héros, 2002.

Dominic sonic aux Transmusicales de Rennes, 2002.

Mais revenons à Iggy Pop et ses Stooges. au delà de ces tribute bands, l'iguane va sortir l'album "Skull Ring"  en 2003, avec la participation, notamment à l'écriture, des 2 frères Asheton.

Un album où se côtoient également Green Day ou encore pire, Sum 41...
De quoi ramener surement un "plus jeune auditoire".

C'est surement ce dernier album solo "sonique" qui va relancer la machine Stooges.
Les frangins Asheton ont plutôt été malmenés par Iggy, surtout Ron qui se voit relégué à la basse après le décès de Dave Alexander et l'arrivée de James Williamson pour l'album "Raw Power" en 1973, déjà produit par Bowie. Cependant, ils n'étaient pas restés muets, usant de leur instruments au sein de groupes comme "Destroy all Monsters" ou les fameux "Sonic RendezVous Band"...

DAM (Destroy All Monsters) avec Ron Asheton.

En 2003, donc, Iggy rassemble ses troupes, laissant la place de bassiste demeurée vacante à Mike Watt, le fan trop ultime. Et le groupe va jouer, jouer, jouer. Tirant la langue à l'histoire, tortillant la queue du diable (qui finira quand même par avoir la peau de Ron Asheton le 6 janvier 2009) et prenant une saine revanche.
Surement que dans les 60's finissantes, le groupe était trop en avance sur son temps, et qu'il n'a jamais eu la reconnaissance, à l'époque, qu'il méritait. Peut être que la concurrence avec le MC5 fut trop rude à l'époque.
Même si les deux groupes ne pouvaient que se compléter !

 Scott Asheton et Rob Tyner (MC5)

Le groupe renaissant, ne va jouer que les deux premiers albums :

1969
1970

Ce, jusqu'au décès le 6 janvier 2009 de Ron Asheton, remplacé, presqu'au pied levé (l'histoire se répète toujours) par James Williamson, nouveau retraité de la Silicon Valley. Du coup, le groupe recomposé va ajouter les deux albums suivants, avec la précision "Iggy and the Stooges" apportée dés 1973, histoire que l'on sache bien qui est le patron...

1973

1975-1977
Pas vraiment un album des Stooges, mais important pour la suite et  même le futur...

C'est donc le concert donné à Detroit, Michigan, le 14 août 2003, enregistré via Creem magazine, que l'on peut se jouer et se rejouer. On y voit même Steve Mackay et son saxophone, lui qui a participé aux deux premiers Stooges. Une impression de vivre enfin cette belle aventure et depuis, je suis sur que vous n'avez pas loupé Iggy et sa bande...




Part 1 :
Part 2 :
Part 3 :
Part 4 :


Le DVD du Show est accompagné d'un set "showcase"  dans un grand magasin de disques.
Seuls les 3 membres originaux sont présents, histoire de confirmer surement aux jeunes générations, de qui et de quoi il s'agit : The Fuckin' Stooges !!
Part 1 :
Part 2 :
Part 3 :


Poster Frank Kozik



On n'oublie pas qu'un groupe chéri par ici est le fruit AUSSI des Stooges !



Retrouvez Scott Asheton en compagnie de Sonny Vincent ici :

http://shitshishit.blogspot.fr/2012/11/neat-neat-neat-24-its-sonny-day.html

Rest in peace


Un single collec' ...
J'aurais préféré le single en vrai plutôt qu'une photo ! ;-)

lundi 25 novembre 2013

UN... DER... TONES !!!

Morceaux démos de l'album de 2003... bon cru !


Faut que je sois honnête, la fulgurance power pop puis pop de grande qualité des Undertones formé en 1975, ne m'a traversé que sur le tard, à leur grand époque (1978-1983), tout cela me paraissait un poil mièvre et emprunté, j'étais moi-même habité par des démons plus "punk rock", il me fallait de la vitesse, du bruit, de la fureur... The Outcasts, l'autre groupe irlandais avec les Stiff Little Fingers,  étaient plus dans mes préoccupations à l'époque.
Ce n'est que vers la fin des 80's, à travers une expérience d'animateur radiophonique, que mon esprit commença à s'ouvrir à leurs excellents disques... Pas de lien avec la maturité hein, ici on laisse ça à R&F et ses sbires.

LE single par quoi tout a commencé pour le groupe, pas forcément pour moi...

Il est vrai que quand on a 15 balais, le timbre de voix de Feargal  Sharkey, leur chanteur, peut laisser perplexe, on en est pas encore a avouer ses "faiblesses", on veut plutôt affirmer sa personnalité...


Le groupe a sorti 4 albums qui démontre une sorte d'évolution (pouah, ouais, je sais) dans leurs sonorité et préoccupations... Mais toujours avec une grande qualité. Eux aussi ont profité de l'étiquetage "punk" valable pour tout ce qui sortait à l'époque (1978)...Ils n'étaient pas forcément partie prenante de la chose d'ailleurs. Surement que la suite les a vu étiqueté "New Wave" les journalistes musicaux n'étant pas à une niaiserie près...

"Meilleur single de tous les temps" selon Saint John Peel.

C'est vrai que leur début, à forte vélocité guitaristique et refrains qui tuent, avaient tout du tube permanent power pop comme on l'aime par ici. Pas de prise de tête, on vise l'essentiel (le coeur).
La suite de leur carrière donnera plus à réfléchir, mais personne n'a dit qu'il fallait être con pour éprouver de bonnes sensations, ni même renier ses plus bas instincts quand la musique se fait "animal" comme avec les précieux STOOGES...

Le doc qui suit est un double hommage, John Peel qui commente et fait les interviews met son groupe fétiche en avant et le groupe donne l'occasion d'entendre le chroniqueur radio et découvreur de sons le plus célèbre et le plus pertinent de tous les temps, toujours copié, jamais égalé... Même après son décès en 2004. On retrouve la formation d'origine ainsi que celle reformée en 2000 avec le chanteur Paul McLoone remplaçant Feargal Sharkey et la parution du très bon album "Get What You Need" en 2003. Le doc est en V.O, avec parfois un accent duraille, mais on saisit bien le propos tout de même...

R.I.P


Voici donc l'histoire du groupe :
Part 1 :

Part 2 :

Part 3 :

Part 4 :
Part 5 :



Part 6 :



Undertones avec Le Clash, dont ils auraient aimé avoir le succès, de reconnaissance tout du moins...


Quelques singles et les 5 albums du groupe :



1979, que de tubes sur un seul album !



1980

1981



1983

Entre cet album et le suivant des Undertones, prière de se tourner vers That Petrol Emotion, le groupe de frères O'Neill à la fin des 80's... Sinon, toutes les compiles sorties en CD's sont plutôt bien foutues et les bonus souvent non négligeables...

2003, excellent retour.

Paul McLoone au timbre de voix si proche de Feargal...

Quelques clips importants, en qualité optimale, comme d'hab' !
















2003 : 
Comeback réussi !!


Pour une autre expérience Undertones (live) suivez ce lien

samedi 1 juin 2013

Café, clopes et toutes sortes de choses...


Troisième voyage à travers l'oeuvre cinématographique de Jim Jarmusch avec cette fois-ci une thématique autour de la rencontre (comme toujours) autour de cet emblème que les lois sanitaires finiront bien par faire disparaître : Le Café Clope.

Pendant le tournage

Joe Strummer n'a t-il pas déclaré un jour un truc du genre "les oeuvres d'artistes fumeurs devraient être interdites aux non fumeurs, ils ne devraient pas y avoir accès, vu que la plupart sont contre le tabagisme."
Moi même ne fumant qu'à l'occase de libations alcoolisées, je ne juge pas.

Otis Redding : Cigarettes and coffee

Enfin bref, Jarmusch nous entraîne donc dans différents endroits à travers différentes rencontres ou retrouvailles de personnes qui échangent toutes autour de ce fameux café clopes. Cela donne des tranches de vie comme il sait si bien les mettre en scène : souvent caustiques, parfois touchantes mais toujours chargées d'émotions.
Le film est sorti en 2003.


Voici donc une dizaine de sketchs qui parle de rencontres, d'amitié, de sentiments, de fraternité. Le genre de truc que le tiédasse Facebook ne permet pas, soit dit en passant...
Donc sortez, foutez le camp dehors, laissez tomber ce blog !

Je ne vous ferez pas le résumé de ces petites vignettes, elles sont trop courtes et cela pourrait "casser l'ambiance".
Un paquet d'acteurs de renom ou pas défilent à l'écran comme d'hab' et on a le droit à des guest-stars issus du rock'n'roll comme souvent chez Jarmusch.

Le truc bien, c'est que vous pouvez choisir le sketch qui vous intéresse puisque j'ai tout découpé morceau par morceau. Bon film !

Steven Wright, Roberto Benigni


Cinqué Lee, Steve Buscemi, Joie Lee


 Joseph Rigano, Vinny Vella Jr., Vinny Vella

 Renée French

Alex Descas, Isaach de Bankolé

 Cate Blanchett, Katy Hansz

Meg White, Jack White

 Alfred Molina, Steve Coogan

Genius/GZA, RZA, Bill Murray

  William Rice, Taylor Mead

En hommage à l'ex chanteur du Clash, décédé en décembre 2002, la musique du film fut illustrée, entre autres, par "Joe Strumme and The Mescaleros" avec le titre "Midnight Jam" extrait de l'ultime album "Streetcore" :

Joe Strummer et Jim Jarmusch, 1986.

Le clip, visible sur le DVD sorti en 2008.



 L'affiche américaine du film


vendredi 31 août 2012

Ce n'etait qu'un "Au revoir", Buzz... Cocks !


1981, la formation originale du groupe mancunien joue l'un de ses derniers concerts à Hambourg, la ville de la saucisse et de la bière devant un parterre de punks à moustache et de chevelus en tous genre. Bien, au moins le code vestimentaire dicté par la presse quelques années auparavant n'a toujours pas de prise sur les Buzzcocks ni leur public.
Le groupe est super en place, le batteur John Maher frappe toujours aussi vite et bien (lui qui avait réussi à impressionner Rat Scabies avec son jeu de batterie ! Mettre la tête dans la grosse caisse ne lui en avait pas fait découvrir le secret !). Les guitares vrombissent sans alourdir l'ambiance, et la basse est un vrai métronome, tout ce beau monde servant la soupe au plus près de l'os, à Pete Shelley l'éternel ado au chant (mais c'est aussi ça le secret de l'éternel jeunesse, le rock'n'roll baby !)
Je ne me suis vraiment intéressé aux Buzzcocks que vers le milieu des 80's,  parce que beaucoup de groupes chéris, tel les Thugs, les citaient systématiquement comme référence.


Grâce à ce type de déclaration, moi qui les trouvait toujours trop "p(r)op(res)" à cette époque trouble, j'avais du faire l'effort d'aller chercher le côté sonique des guitares. Bien m'en a pris puisqu'à partir de là, ils tournaient en boucle dans mon esprit, mon walkman, ma platine... Mieux vaut tard que jamais me direz-vous, nom de dieu !


Reformés en 1989, ce groupe fait mentir tous les propos négatifs sur les re-formations en tout genre, ou bien peut-être sont ils la belle exception...
En tous les cas, leur nouveau bassiste Tony Barber, surement le fan n°1 du groupe est à l'origine d'une relance du mythe Buzzcocks.
J'avais eu l'occasion de discuter avec lui en 1993, suite à un concert déchainé dans ma vieille ville rémoise, à l'usine. Je l'avais fait sourire en l'appelant "le Captain Sensible" des Buzzcocks, lui qui avait les mêmes cheveux décolorés à l'époque et qui semblait posséder ce même sourire malin et amusé au coin des lèvres.
Ce concert semblait, d'après les documents "historiques", ne souffrir d'aucune comparaison avec la "belle époque" je dirais même qu'il y avait surement un meilleur jeu de scène (grâce à Tony, notamment).
On retrouve cette énergie sur l'album live "French" enregistré en tournée à peu près à l'époque et on en saisit bien le jus, la frénésie et le plaisir du groupe.

Tony Barber, 1er à droite, bassiste constant du groupe depuis la re-formation (les batteurs,eux ont déjà changé à plusieurs reprises). Il semble, en plus de son rôle de bassiste, être partie prenante dans la nouvelle dynamique de merchandising, le site des Buzzcocks et il compose beaucoup de nouveaux morceaux !
Part 1 :
 
Why She's a Girl from the Chainstore - What Do I Get?  - Fast Cars
Fiction Romance - Harmony in My Head - Everybody's Happy Nowadays - Lipstick -
Ever Fallen in Love? - Something's Gone Wrong Again 

Part 2 : 
 
 Airwaves Dream - Strange Things - Noise Annoys - What Do You Know?       
I Believe - Love Battery  - Times Up  - Boredom




On retrouve Tony Barber ici, sur le titre "Boredom" live en 1996 à Blackpool, portant le groupe par son enthousiasme, même si les deux protagonistes d'origine ne semblent jamais avoir perdu le leur !


Certaines mauvaises langues trouvent le groupe trop "gros", trop "vieux" mais il reste encore aujourd'hui une belle prolongation de l'aventure avec des albums qui n'ont presque rien à envier à ceux réalisés sous l'ancienne mouture originelle. D'ailleurs voici un concert enregistré en 2003 pour le démontrer. Garder l'oeil et les oreilles grandes ouvertes, ainsi que le coeur, à qui on ne saurait mentir....


Part 1 :
"Live at Sheperds  Bush Empire" 2003

1. Boredom 2. Fast Cars 3. I Don't Mind 4. Love Battery 5. Autonomy 6. Oh Shit 7. Harmony in My Head 8. Jerk 9. Love You More 10. Breakdown 11. Something's Gone Wrong Again 12. Sitting Around At Home 13. Wake Up Call

Part 2 :  

14. Get On Our Own 15. Driving You Insane 16. Keep On 17. Mad Mad Judy 18. Totally From The Heart 19. Friends 20. Lester Sands 21. Noise Annoys 22. I Believe

 Part 3 :
 (Rappel) 
23. You Know You Can't Help It 24. What Do I Get 25. Times Up
26. I Don't Know What To Do With My Life
 27. 16
28. Why She's A Girl From The Chain Store
29. You Say You Don't Love Me
30.Promises
31.Orgasm Addict
32.Ever Fallen In Love With Someone


En bonus, un concert de 1990 retrouvé dans mes archives :
Part 1 :


Part 2 :